Tricot, Un petit tuto ?, un petit tuto?, Un peu de blabla

Un p’tit Kal, ça vous dit ? ^^ ( avec des ressources pour tricoter ses cho7 inside !)

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Elle est pas belle l’illustration de Fabienne ? ^^

A L’origine

Tout est parti de cette photo que j’ai postée sur Instagram pour annoncer la publication de cet article

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Ma copine Biroulegem m’a ensuite contacté pour me proposer d’organiser avec elle un Kal autour de mon tricot-doudou-ever : les cho7 ! Elle a eu l’idée de reprendre le principe de ma photo pour faire ce KAL : tricoter une paire de cho7 cet automne et de l’associer à un Mug ( même couleurs, si possible mêmes motifs etc… ) Je vous mets la série de slides que j’ai conçus pour expliquer tout ça sur Instagram pour vous donner une idée plus précise de ce en quoi ça consiste  ^^

Fabienne vous a fait un point sur le Kal dans son dernier épisode de podcast que vous pouvez trouver ici elle y partage aussi des ressources et je m’occupe aujourd’hui de vous faire le point écrit ^^

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KAL SOCKS IN THE MUG LES SPONSORS
« The Woolly skein avec 2 L », encore pardon Angélique ‘^^

Auxquels viennent de se rajouter : C’laine ainsi que Marocadia and Co  et aussi By Night Créations

Je me suis dit que c’était l’occasion ou jamais de faire l’article sur les cho7 que j’ai envie d’écrire depuis un moment ! Une sorte de rétrospective des techniques et laines que j’ai utilisées par le passé et une liste de ressources pour bien débuter ! On y va ? 

Les aiguilles 

Le plus souvent, suivant votre tension et les motifs ou textures de votre patron, vous allez tricoter entre 2,25 et 2,75 mm. On monte généralement un multiple de 8 mailles. Pour ce que j’ai remarqué 56 ou 64 ( ce que je fais) ou 72 mailles. Si vous faites des côtes 1/1, le plus important est d’avoir un nombre de mailles pair. Si vous voulez des côtes 2/2, il faut un multiple de 4 au minimum. Le plus souvent, on ne va pas jouer sur le nombre de mailles mais plutôt sur la taille d’aiguille pour avoir les bonnes dimensions. Personnellement, j’ai tenté 4 pointes avant d’arriver au bon ratio « nombre de mailles + dimensions finales » (D’où l’avantage de monter sa première paire par la pointe ‘^^… c’est relou mais on ne tricote pas beaucoup de mailles à chaque fois. Et ma tension a varié : il y a 6 ans, je tricotais en 2,75, puis je suis passée à 2,25 et je suis revenue à 2,5 depuis quelques mois)

Il existe plusieurs outils pour tricoter ses chaussettes. Traditionnellement, on utilisait un jeu de 4 ou 5 aiguilles ( 5 en ce qui me concerne) en métal ou ou bois. C’est mon nouvel outil préféré et je prends des aiguilles « courtes » pour qu’elles soient plus faciles à manipuler. Au début la gestion est un peu compliquée mais pas tant que ça en fait! Comme le soulignait Fil et Ficelles au cours d’une de nos discussions, on dirait qu’on joue au mikado ^^

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Mais on peut aussi utiliser le fameux Magic loop et donc prendre des aiguilles circulaires de 80 cm ou bien des mini-aiguilles de 23 cm. J’ai essayé chacun de ces outils et le seul que je mets de côté pour le moment? sont les aiguilles 23 cm qui me font mal aux mains. Et encore, quand je dis que les mets de côtés, ce n’est pas tout à fait vrai : quand je dois tricoter du jacquard, je les reprends pour ne pas avoir de démarcations sur les côtés.

Il existe aussi un système de 3 aiguilles :  comme par exemple les Addi  crasy Trio qui sont des aiguilles courtes mais avec une partie souple et que je serai très curieuse d’utiliser une fois pour voir.

On touche déjà à quelque chose de vraiment très subjectif et, souvent, les tricoteuses utilisent un outil et détestent tous les autres. Je n’ai pas d’autres conseils à vous donner que celui-ci : il faut tout essayer ! … Si vous n’avez jamais fait de Magic loop, peut être que les 23 cm seront plus faciles pour vous (mais dans ce cas, commencer par le haut, ce sera plus simple), si vous maitrisez le Magic loop mais que vous n’avez jamais tricoté de cho7, peut-être que vous pouvez  commencer avec cet outil pour ne pas avoir une nouvelle technique à gérer ni de nouveau matériel à acheter (J’essaie de  présenter plus bas des vidéo qui utilisent des outils différents)

Sachez enfin qu’il est possible de tricoter deux cho7 à la fois (oui oui à la fois) comme expliqué dans cette vidéo(et  ça marche pour les mitaines) ce qui peut être une raison de pencher pour les circulaires de 80 cm.

Il est aussi possible de tricoter une seule chaussette avec deux paires aiguilles circulaires comme expliqué ici ( et se passer du Magic loop)

La laine enfin, si on peut dire…

Encore une fois, plusieurs écoles « s’affrontent » gentiment. Et j’oscille entre plusieurs comme le symbolise mon combo pour le Kal qui est présenté tout en bas teasing de ouf, deuxième prise. 

Nylon or not nylon ? Le nylon (ou polyamide) est une fibre issu du pétrole, il est donc loin d’être écolo mais il renforce efficacement la chaussette qui va s’user aux points critiques : sous le pied , au talon et à la pointe. Comme les chaussettes du commerce. Simplement, vu le temps que demande une paire de chaussettes et parfois son prix suivant la laine qu’on utilise, on n’a pas très envie qu’elles s’usent… C’est pourquoi les fils dit  » à chaussettes » l’affiche souvent dans leur composition. On peut remplacer le nylon par d’autres fibres comme par ex la soie. Mais la soie bouloche très vite quand il y a des frottements et fatalement, une chaussette frotte puisqu’elle sert justement à protéger aussi nos petons … des frottements.

J’ai en ma possession une pelote de laine à chaussettes qui utilise de l’ortie à la place du nylon. Cette fibre végétale est sensée renforcer la laine mais je ne peux pas vous faire de retour pour le moment. J’ai acheté la mienne chez Lili comme tout : le fil est relativement fin, un peu sec (mais vraiment pas beaucoup) mais il ressemble à de nombreux fils à chaussettes du commerce. Il en existe autres alternatives mais je n’en ai pas encore tripotés ni vu chez les copines. Si vous avez des idées ou si vous avez déjà expérimenté d’autres compositions, n’hésitez pas à me mettre un petit commentaire ^^

Autre alternative : se passer purement et simplement du nylon. Dans ce cas, vous pouvez opter pour un fil bien retordu (en priorité) qui donnera de la robustesse à votre tricot. Ou bien vous fier à une laine de pays, souvent délaissée au profit du mérinos pour des raisons de mode. Par ex, la Mondim de Retrosaria que j’ai utilisée pour ces chaussettes-là et qui est sensée être durable. ( Au début du 20ème siècle, les gens tricotaient leurs chaussettes et ils n’utilisaient pas les traitements modernes et  ne s’en portaient pas plus mal ;op )

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Pour l’article correspondant, c’est par ici

Superwash or not superwash ? Autre point critique dans les chaussettes : le lavage. Son châle, on ne le lave pas tous les deux jours mais ses chaussettes… Quand on choisit son fil à chaussettes, il faut donc le faire en fonction de la manière dont on va le laver. Vous comptez laver vos chaussettes avec amour, à la main, en faisant gaffe à la température, en les pressant sans les essorer ? Alors vous pouvez vous passer du traitement superwash qui est ultra chimique et malheureusement très polluant. Si la chimie et l’anglais ne vous font pas peur, et que vous voulez comprendre comment ça se passe sur un plan scientifique, je vous conseille les épisodes 2, 6 , 9 et 16 du podcast de Dunkelgrün . Elle explique ce qui se passe au niveau des molécules, ce qui fait que la teinture tient bien ou mal sur la laine et en quoi consiste le traitement superwash, la différence chimique entre les types de fibres et donc leurs avantages et inconvénients. Vous avez aussi deux épisodes sur le traitement de la laine dans des playsliste séparés. Je ne suis pas chimiste et j’ai tout compris ! Et je me suis régalée ^^. Elle est allemande et son anglais est très facile à suivre ^^ (et ses projets originaux et toujours très colorés !)

Si vous faites comme mon homme qui jette les siennes dans la machine à laver sans regarder ? Optez pour un fil type « fabel » de drops ou bien l’ancien « Philfolk » de Phildar  ou encore la « goomy 50 » de Bergère de France ou même « Regia » qui sont ultra résistants au lavage en machine à 30° je n’ai jamais eu le moindre soucis et pourtant, l’homme, il les malmène ses chaussettes ‘^^. Je n’ai pas osé pousser à 40° mais sans doute que ça passe aussi… Par contre, oublier la « nord » de drops : j’ai une paire flinguée car feutrée à 30° enfin… pas complètement : la partie tricotée en fabel, elle n’a pas bougé d’un poil de chameau. Il va falloir que je m’en refasse une paire d’ailleurs, tiens ! 

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L’article est ici :le gris est foutu. Autant pour le talon c’est presque mieux parce qu’il est ultra résistant mais pour la partie jacquard qui fatalement s’est rétractée et pour les côtes qui ne sont plus élastiques… C’est gênant ‘^^

Personnellement et cela n’est qu’un avis hautement subjectif qui n’engage que moi, suivant l’usage que je réserve à mes chaussettes, je choisis l’une ou l’autre possibilité. Pour trainer à la maison le dimanche, je me fais plaisir et je tricote un fil de « luxe » teint à la main ou sans  traitement chimique, et je vais me tourner vers un beau gradient, ou bien un autorayant, et/ ou une compo de folie (cashmere ou de la soie ou du yak). Parce que mes pieds le méritent et que je n’ai pas scrupules à les mettre parce que je les lave avec amour. Mais j’ai tendance à réserver ses merveilles pour mes mains… parce que ça s’use moins… Sinon, ça peut sembler bête mais… j’ai peur de les abîmer… et je ne les mets pas, ce qui est franchement stupide de ma part. Mais je suis tout à fait capable de tricoter des chaussettes pour tricoter des chaussettes en même temps ‘^^

Et je me connais, je suis aussi une grosse flemmasse. Alors pour tous les jours, pour les chaussettes toutes bêtes, je tape dans la laine industrielle ou teinte à la main (plus rarement), avec du nylon et un traitement superwash. Parce que je fais gaffe au moment de les laver un minimum mais que j’ai la flemme de les laver à la main. Là aussi, je sais que je ne risque rien.

Pour mon homme qui ne fait gaffe à rien, je tape dans le cheap… voire le very cheap qui a fait ses preuves. J’envisage de tricoter des cho7 pour mon ado… je vous laisse imaginer ce que j’ai choisi ;op.

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La fiche ravelry du projet est ici

Mais une chose est sûre : ce qui compte pour une première paire c’est de tricoter quelque chose qui vous mettent à l’aise et vous motive ! Les autorayants donnent envie de tricoter pour voir se dessiner la rayures suivante : de rayure en rayure, hop, on a fini!  Même chose pour les belles laines à speckles ! Si le tricot est votre moment à vous, alors vous avez le droit de vous faire plaisir et tricoter du cashmere ou du yak, c’est le pied ! Fallait bien que je le place celui-là, pas vrai ;op . Et comme ses laines ont un certain prix, les cho7 sont une manière de craquer de manière raisonnable, un écheveau suffit largement. D’ailleurs si vous faites votre talon, pointe, côtes dans une autre laine, vous avez de quoi faire une paire haute et une paire basse.

Au contraire, une laine industrielle a un côté « rassurant » : vous ne perdez pas grand chose si jamais ça ne le fait pas ou si c’est vraiment raté et que vous avez la flemme de détricoter ou si vous ne finissez jamais cette paire parce que les cho7 finalement, ce n’est pas pour vous. Si vous êtes comme moi, vous n’aurez pas peur de les porter ;op . Vous pouvez aussi trouver des autorayants dans les laines industrielles : Regia, Signature de West Yorkshire Spinners, goomy 50 de Bergère de France, l’ancienne phil folk de Phildar (que j’ai tricotée ici par exemple mais qui semble avoir disparu pour une autre qualité que je n’ai pas encore vue …. ) mais la liste n’est pas finie !

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Goomy 50, l’article est ici ^^

Il n’y a pas UNE laine à chaussettes , il y a des solutions en fonction de vos préférences, vos craintes, votre budget loisir, vos usages. J’ai déjà eu des remarques de gens qui « s’excusaient  » de tricoter de la drops ou de la Phildar. Quelle drôle d’idée ! Comme s’il y avait une forme de honte à les tricoter ! Moi en tout cas, je ne me prive pas !

Les 2 grandes méthodes 

Quand on commence à s’intéresser à la question des cho7 tricotées, on se rend vite compte qu’il existe deux tribus radicalement opposées et quelques électrons libres ;op

D’un côté, vous avez les patrons dit « toes-up », littéralement des orteils vers le haut.  On commence par la pointe de la chaussettes puis on tricote le pied, puis la tige puis les côtes. ( on parlera des talons après ^^)

De l’autre, vous avez les patrons dit « cuff-down », c’est à dire des côtes vers le bas. On commence par les côtes, on tricote la cheville, puis le pied puis la pointe.

J’ai longtemps fait partie de la tribu « toes-up » mais comme je vous l’ai dit déjà dans deux articles, j’ai commencé à explorer l’autre technique et je me considère donc comme un « électron libre » ;op .

En réalité, lorsqu’on essaie de réfléchir rationnellement, chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients. Je vais essayer de vous expliquer mon point de vue sur la question ^^

Les inconvénients majeurs de chaque méthode 

Les cho7 en « toes-up » présentent, d’après moi une difficulté majeure : le montage de la pointe est un coup à prendre et j’ai mis du temps à réussir les miens sans revenir vers le tuto vidéo systématiquement  ‘^^ Mais une fois qu’on a pris le coup, je trouve ça magique et amusant et vous avez grave l’air d’un boss du tricot quand vous montez votre cho7 sous les yeux ébahis d’un non-initié ;op. Vous n’avez pas vraiment d’alternative à ce type montage. Je connais deux versions :  « le Judy Magic cast on » ( celui que j’utilise exclusivement) et « le Turkish cast on ». Ces deux vidéo sont en français. De plus, un type de talon (on y revient bientôt) est plus relou à faire dans ce sens et l’alternative … est de faire un autre talon ;op  Enfin, le rabattage des côtes doit être très élastique au risque de ne pas pouvoir enfiler ses précieuses cho7 ce qui serait tout de même, il faut en convenir très ch..pénible.

Les Cho7 en « cuff-down »  présentent d’après moi un inconvénient majeur pour une première paire : c’est seulement une fois qu’on arrive à la pointe qu’on peut savoir si on a monté le bon nombre de mailles et/ou qu’on a pris la bonne taille d’aiguilles alors qu’avec l’autre méthode, on peut se rendre compte dès les premiers rangs qui suivent la pointe si on a un soucis car on peut essayer sa cho7 ! Je ne vois pas d’alternative à ce soucis pour une première paire (mais une fois qu’on a fait une chaussette, on n’a plus de soucis). Autre point technique qui peut poser problème : il faut bien fermer sa cho7 et la technique la plus propre et la plus confortable… reste le grafting. Mais c’est encore un coup à prendre et vous avez l’air d’un boss du tricot quand vous terminez votre cho7 sous les yeux ébahis d’un non-initié ;op (aussi) . Il existe une alternative : faire un rabattage à 3 aiguilles mais il y a un petit « bourrelet » à l’intérieur de la cho7 que les pieds sensibles pourront trouver gênant. Enfin, le montage des cho7 qui commencent par les côtes nécessitent un montage très élastique, au risque de ne pas pouvoir enfiler ses précieuse cho7 (encore)… Vous avez par exemple deux choix : le montage tubulaire (relou) ou le long tail cast on (relou mais qui a aussi un côté hypnotique quand on regarde faire) mais vous pouvez remplacer par un « câble cast on » bien plus facile, dans le pire des cas. Moins joli peut être et encore… mais beaucoup plus facile et c’est celui que j’utilise.

Mis à part ces points, c’est strictement la même chose… tant que le motif choisi pour tricoter la cho7 n’a pas un sens. Certains motifs imposent un sens de tricot comme par ex pour mes chaussettes  » Du Vent dans les plaines » : on est obligé de commencer par la pointe car le motif ne peut pas se tricoter autrement.

Les talons 

Quand on commence à s’intéresser de près à la question, on se rend compte qu’ils existent en réalité des tas de talons différents ! Je ne vais pas vous présenter une liste exhaustive, ce serait trop long, mais faire un petit point sur les talons qu’on retrouve le plus souvent. Et… comme pour les méthodes globales, chacun a sa tribu d’inconditionnel.le.s (et là, je prends parti ;op ) Le plus souvent, on peut tout à fait changer le patron proposé par une fiche par un autre talon mais je pense que pour une première paire, il vaut mieux choisir la façon de faire exposée par le patron. Par contre, comme ces histoires de talons sont très subjectives, je pense qu’il est intéressant de tester des méthodes différentes avant de se faire un avis plus ou moins définitif sur la question. Je vous propose de faire un point sur les talons que j’ai expérimentés plusieurs fois.

Talons en rang raccourcis 

Le principe est de tricoter son talon à la suite de la partie pied ou de la cheville. On peut ainsi avoir un talon d’une autre couleur qui ressemble au talon d’une cho7 du commerce.  Les deux ressources que je connais sont en anglais mais de toute façon chaque patron de cho7 expose sa technique donc pas de panique !

Le plus connu me paraît être le « Fish lis kiss Heel » (Patron de talon uniquement et payant et en anglais) mais vous avez aussi le talon présenté avec les  » Lifestyle toes up socks » qui sont gratuites. Cette dernière a très longtemps été ma méthode favorite.

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L’article est là si ça vous dit ^^

Les plus : c’est vite fait, on le fait à la suite, ça ressemble aux cho7 du commerce.

Les moins : comme toutes les techniques avec rangs raccourcis, on peut avoir des trous si on fait pas gaffe. Certaines personnes sont impressionnées par les rangs raccourcis. Mais avec l’expérience, le plus gênant : ces talons tiennent moins bien, je trouve, dans les chaussures.

Talons après coup  ou « after thought heel »

On a encore des talons qui sont proches des talons du commerce. En terme de look, on est très près des talons en rang raccourcis. On tricote son talon … une fois le tube complet de la cho7 terminé. Pour cela, on va, au niveau du talon, tricoter un demi-rang avec un fil  d’une autre couleur (qu’on coupera par la suite) pour relever des mailles tout autour du « futur trou »  et ensuite tricoter le talon. Cette fois, on le forme avec un jeu de diminutions. J’ai aussi souvent utilisé cette technique, moins contraignante que pour les talons en rangs raccourcis qu’il vaut mieux faire en une seule fois pour ne pas se perdre, quand on ne sait pas encore lire son tricot. Mais, il se termine par un grafting ou alors on rabat avec 3 aiguilles mais on retrouve le même bourrelet dont le frottement peut être pénible dans les chaussures. Celui de la pointe ne me gène pas trop mais à la fin de la journée, celui du talon, oui… Alors je fais sagement des grafting maintenant ‘^^

Côté vidéo vous avez celle-ci de Biscote Yarn ou bien celle-ci de Lanaé ( et il y a deux versions différentes sur sa chaîne)

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L’article concernant ces cho7 est ici ^^

Les talons renforcés Mon nouveau chouchou ;op 

 C’est le premier talon que j’ai tricoté de ma vie et à l’époque je l’ai DETESTE mais alors vraiment ! J’avais du mal à m’y retrouver, il comporte plusieurs étapes pas évidentes quand on débute. Mais reprenons par le début !

Ce talon, comme les 3 précédents, est compatible avec les deux méthodes ( « toes-up » ou « cuff down ») mais chacune de ses étapes se fait dans un ordre différent suivant la méthode choisie. Il comporte une partie avec des mailles glissées, une petite partie avec des rangs raccourcis, un relevage de mailles et une partie de diminutions. Ce serait trop fastidieux de tout expliquer avec des mots. Le plus simple est de regarder une vidéo ( je vous mets des liens dans la dernière partie de l’article). Ce talon est, pour moi, hein, vraiment pour moi, plus facile à tricoter en commençant… par en haut. C’est ce qui m’a fait reconsidéré mon envie irrépressible de toujours commencer par la pointe. Je l’ai tricoté une première fois dans ce sens avec ce patron (pas de maille glissées cette fois, mais un joli point texturé que j’adore.) Je vous mets la photo parce qu’il est littéralement PARFAIT sur mon pied (et beau).

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Mais voici à quoi il ressemble dans sa version « traditionnelle  »

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Avec l’article dédié ici si vous voulez ( avec une petite grille de jacquard maison)

Mais on peut aussi créer un motif en jouant avec les mailles glissées par exemple comme ici

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Les moins : il comporte pleins d’étapes, plusieurs techniques qui seront peut-être nouvelles pour vous. Relever les mailles quand on commence par la pointe est plus chiant que dans l’autre sens. Même si on le fait avec une couleur contrastante, on n’a pas le look des chaussettes du commerce.

Les plus : Il tient bien au pied, et même dans les chaussures. Si vous avez un fort coup de pied, comme moi, les cho7 peuvent tirer à ce niveau là. Mais, quand on le tricote de haut en bas,  en tricotant plus de rangs de mailles glissées, en relevant donc ensuite plus de mailles et donc en faisant plus de rangs de diminutions, on peut tout à fait compenser car le nombre de mailles avant la partie diminution va correspondra à la circonférence de votre tube. Plus de rang= plus de mailles= plus largeur. Pour moi, à l’instant T, c’est le talon le plus adaptable. De plus, on apprend plus de chouettes techniques et l’aspect plus technique de ce talon me plait bien. Et oui, maintenant, je m’ AMUSE quand je tricote ce talon ^^ Alors qu’avant mes cho7 faisaient une grande pause quand j’en arrivais là …. 1 journée pour faire le pied, 3 mois avant de me remettre à la chaussette, 1 journée pour finir la première et revenir au talon suivant, 3 mois de pause ‘^^

Petite conclusion

J’espère que cette première partie un peu technique vous aide à visualiser mieux. Je ne suis évidemment pas la première à aborder ce genre de point. Vous avez notamment sur le Patreon de Yarn Flakes des vidéos qui bordent le sujet  de manière plus complète que moi et Sofianabird sort cette semaine un ebook complet payant à propos des chaussettes pour débutantes, justement,  sur son site ^^ . L’idée de faire un Kal autour des chaussettes n’est pas neuve et vous avez donc aussi d’autres ressources plus anciennes que vous pouvez parcourir par exemple sur le site de Bliss Wool Emilie dans la catégorie « Semainier de chaussettes »qui présente une série d’articles et notamment un très complet sur les talons avec des versions très différentes de ceux que je vous présente ici et que je vous encourage à aller lire ^^

Je vais vous donner ci-dessous une petite série de liens vers des patrons ou des vidéos qui peuvent vous aider si vous débuter en cho7 ou si vous voulez expérimenter une autre recette .

Les ressources en terme de patron complet

Dans la tribu « toes up » 

Le patron avec lequel j’ai appris est celui « des chaussettes de la schtroumfette » de Elise Dupont. Il est gratuit et en français, et très pédagogique, avec quelque photos. Elise n’a pas fait de vidéo mais pour celles qui préfèrent les pas à pas écrits c’est une alternative. L’arrière de la tige comporte une petite torsade toute mimi qu’on peut zapper si on veut.

En anglais avec un jacquard très très facile, puisqu’on alterne toutes les mailles, gratuit aussi : les Pixels Stitch socks de Purl soho que j’ai envie de copier exactement à l’identique depuis des années. J’ai même déjà la laine ;op

Je vous cite enfin un patron payant en anglais mais vraiment  pas cher du tout : les « Fine and Dandy Socks » de Jessica Gore (que je referai bien pour moi !), qui présente le joli point de pissenlit qu’ Along avec Anna a utilisé ensuite sur de jolis designs.

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Côté vidéo : (la liste est aussi très loin d’être exhaustive)

Vous avez ensuite des vidéos, beaucoup, beaucoup, beaucoup de vidéos techniques en, français, dédiées aux cho7 . Pour moi, la référence est en matière de vidéos techniques, c’est la chaine de Knitspirit qui fait ça très bien depuis des années. Bon et du yoga aussi si c’est votre truc. Et  notamment, vous y trouverez  4 cours de chaussettes gratuits avec accès aussi à des explications gratuites et/ou payantes ( regardez sous chaque vidéo pour les liens) Par exemple : Avec un talon en rang raccourcis avec 4 aiguilles  Mais il y a aussi des ressources dans l’autre sens  que je vous cite plus bas  ^^

Dans la tribu « cuff down » 

Côté explications écrites : Les célébrissimes « Hermione’s everyday socks «   deErica Lueder qui sont gratuites et traduites en français : un peu de texture très simple, un talon renforcé. Si vous ne vous sentez pas la texture, il suffit de faire du jersey endroit à la place ^^

Les très sympas « broken seed stitch socks »  de Anna Leväniemi: aussi un jeu de texture mais bicolore cette fois. Beaucoup d’effet pour une petite difficulté :  il faut gérer des rayures qui changent tous les rangs (mais du coup pas besoin de croiser ses fils).

J’aime vraiment beaucoup le principe que j’ai déjà utilisé une paire de fois pour offrir des cho7, notamment ici en tricotant d’ailleurs dans l’autre sens ;op 

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Et en unicolore de très nombreuses fois (et encore dans l’autre sens ;op)  par exemple ici avec un fil autorayant de Bergère de France

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Et oui ! un point, deux utilisations ! je l’aime vraiment vraiment beaucoup beaucoup ^^

Vous avez aussi un modèle, gratuit qui se tricote en DK (et donc avec une laine et des aiguilles plus épaisses) que je finirai bien par tricoter un jour, les Kalajoki socks de Tiina Partanen et leur joli motif qui fait penser à une rivière, avec talon renforcé.

Et enfin les « By the Seine river «  de Dona Knits pour un modèle avec dentelle, et un talon renforcé, gratuit et en anglais.

Côté vidéo par exemple (la liste est aussi très loin d’être exhaustive)

Chez Knit Spirit avec du Magic loop et un talon en rang raccourcis ici.

Chez Knit Spirit avec du Magic loop et un talon renforcé ici

Chez Len’art,avec les aiguilles trio de Addi ici 

La suivante est anglais et c’est la recette que j’utilise pour le talon  (sauf que j’utilise pas ces aiguilles là ‘^^), avec les aiguilles 23 cm chez Bmandarine ici . Une petite astuce au moment des rangs de mailles glissées permet de ne pas avoir de petits trous sur les côtés de votre talon, ni de mailles distendues. Alors, certes, c’est en anglais mais les infos principales s’écrivent sur l’écran et on voit bien ce qu’elle fait et ses vidéos sont toujours plaisantes à regarder.

Pour aller plus loin 

J’arrête ces listes ici mais vous avez accès à mes favoris Ravelry ici ^^ , à mon tableau Pinterest ici ^^ et j’ai mis des idées de patrons en story permanente sur mon profil Instagram ici (que je complète pendant toute la durée du mal ^^)

Autres ressources intéressantes pour le Kal pour les aventurières ^^

Si vous voulez vous lancer dans le jacquard, vous pouvez jeter un oeil à ce tuto photo de Lilicommephoto  (vous avez aussi dans ses tutoriels des ressources très intéressantes sur les différents rabattages  et le grafting qui sont plus qu’utiles quand on tricote des cho7 ^^) et aussi un tuto pour faire un ourlet rabattu à 3 aiguilles qui peut sans doute être tenté par exemple sur des cho7 basses, tout commele rabat en tresse bicolore qu’on trouve beaucoup sur les chaussons scandinaves !

Encre violette a posté aussi une vidéo pour un montage de cho7 en « cuff-down » alternatif que j’ai très envie de tester car il est très original : vous le trouverez ici  Je vous laisse découvrir comment elle commence ses côte 1/1 ^^

Mon combo pour le Kal 

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J’ai choisi d’associer mes cho7 à une tasse de potier que j’aime énormément. La dame est adorable et elle officie du côté de Montpellier. J’ai plusieurs tasses dans mon placard qui viennent de sa boutique 500 degrés céramique ( en général, je m’offre une tasse par an) , elles sont souvent un peu biscornues volontairement et toutes totalement uniques.

Côté laine : je vais utiliser des restes de projets, et une laine achetée pour l’occasion. Un reste de Greta And the Fibers ( je dois prendre les photos pour le châle que j’ai tricoté avec) que j’avais acheté chez Lanaé il y a quelques années ( base « Sants » 60% mérinos, 10% soie, 25 % Nylon, coloris ou bain ? 516). Un reste de laine cho7 industrielle non identifiée marron et pour la couleur principale de la balade de Cheval Blanc, coloris  » 275  » que j’ai découvert dans la boutique de Brest « Chez Annette » et qui est pile de la bonne couleur … En dépit de ce que dit l’objectif de mon appareil photo.

Vous avez donc : un laine ultra cheap (la marron), une laine industrielle un peu plus quali ( la Cheval blanc) et une précieuse teinte à la main avec une compo de ouf. Pourquoi ce choix ? et bien parce que pour deux d’entre elles, j’utilise mon stock. Je vais utiliser peu de laine bleu, c’est un reste, je ne stresse pas (et je vais sans doute arrêter les rayures au-dessus du talon de toute façon ;op). J’ai juste commandé la laine verte car je n’avais pas ce que je voulais dans mon stock et que je voulais tester cette laine « made in France » selon l’étiquette (je n’ai donc pas vérifié ^^)

Côté patron : je pars sur ma recette habituelle en commençant par le haut de la chaussette. Au programme, côtes 2/2, un peu de jacquard avec une grille maison et un peu de rayures, talon renforcé contrastant sans doute avec le motif « oeil de perdrix » et grafting à la fin.

Je vous ai fait un petit PDF avec ma grille maison que vous pouvez télécharger ici : grilles pois des cho7 du KAL

Voilà, je clos ici, pour le moment, ce chapitre ^^ J’ai sans doute oublié des choses, fait des tas de fautes d’orthographe mais … Je publie ! (depuis le temps que ça attend ‘^^)

Et vous, une envie particuliere pour ce Kal ? Cet article vous a été utile ? N’hésitez pas à me raconter tout ça en commentaire ^^