Crochet

La robe des jours cocoonings : AKA celle qui était pleine de mini défauts…

A l’origine

J’avais flashé sur ce patron à sa sortie, mais comme très souvent, j’ai tourné autour un moment… pour ne pas dire des années ! Et puis j’ai eu envie d’une robe sweat doudou pendant mon arrêt de travail et j’ai trouvé un coupon destiné au départ à coudre des sweat pour les enfants… ce qui m’arrête souvent dans la couture des robe en molleton, c’est le prix du projet fini en taille adulte ‘^^… Et puis là, je me suis dit que j’avais déjà le coupon, que je pouvais mixer avec un reste de sweat à étoile et, que sans manches, ben finalement , ça ne faisait pas tant de tissu que ça… Alors, un week-end tristouille de Janvier, devant un épisode de nos supers potes « Chien Pourri et Chat Plapla », j’ai acheté, imprimé, scotché mon patron !

Les fournitures

J’ai utilisé ici donc, du molleton à sweat gris trouvé chez Mamzelle fourmi, du molleton gris foncé à étoiles de je ne sais plus où qui trainait dans mon stock depuis… 6 ou 7 ans, un peu de crétonne à joli motif de chez Papa pique et Maman coud (acheté cet été à Rennes), un peu de velours jersey à pyjama gris foncé de chez Mondial tissu, du passepoil moutarde de chez « froufrou » , déniché chez Cultura si ma mémoire est bonne et un biais montgolfière… du marché !

Le patron

Je suis partie du formidable « L’aristo » de l’incroyable Nathalie qui se cache derrière la marque « ODV patron », disponible uniquement en version pdf sur son site par ici ^^. Le patron propose une version sweat long avec le bas arrondie super canon et une version robe avec une le bord tout droit. Autres « détails » qui m’ont fait aimer le patron au premier regard : ses poches arrondies (mais le patron propose aussi une version sans poche si elles vous font un peu peur), son joli col très travaillé et un revers en tissu contrastant sur les manches 3/4.

J’ai donc pris la longueur robe et j’ai gardé les jolies poches passepoils, s’il vous plait, en jouant comme sur la version de présentation avec mon tissu à motif.

J’ai suivi le tableau des tailles et les recommandations d’élasticité et ma robe tombe parfaitement ! Comme toujours chez Nathalie, on est mené par la main, pour ajuster le patron si nécessaires, les explications sont parfaites et pleins de schémas. La partie couture a été un vrai régal ! Petit rappel au passage : les marges de coutures ne sont pas comprises dans le patron, mais quand on veut apporter les modifications que j’ai choisies de faire, c’est un vrai plus !

Et puis, comme avec Nathalie, je me sens toujours pousser des ailes… J’ai apporté une petite série de modifications ( même si, soyons claire, j’envisage de faire la version sweat avec son beau revers et son super col un de ces jours ! )

La patte de la linotte

J’aimais vraiment beaucoup le bas arrondie de la version tunique, alors, lorsque j’ai reporté mon patron, j’ai tracé le bas de la robe sur les côtés jusqu’à la hauteur de la plus grande taille, puis j’ai redessiné l’arrondi en faisant correspondre à la plus grande taille en largeur du patron et c’est tombé pile poil ! Et j’ai aussi ajouté le passepoil parce que c’est joli ^^

Ensuite, j’ai fait mon ourlet avec un biais rapporté parce que mon ancienne machine n’aurait jamais cousu droit avec cette épaisseur ‘^^ Oui Ancienne, j’ai adopté une bête de course récemment, on en parle très vite ;op

La couture que vous voyez, là, c’est l’intérieur de ma robe, l’assemblage de la bande à étoiles avec le bas de la robe.

Modification majeure : j’ai voulu rajouter une capuche alors j’ai pris celle du « Hug Hoodie » que j’avais cousu au printemps dernier. Je n’ai pas eu à reprendre l’encolure, il n’y avait qu’1 ou 2 cm de différence et comme les pans de capuche se croisent…

Je n’ai pas cousu la bande de propreté en jersey proposée par le patron du Hug Hoodie par flemme… Comme le haut était plutôt propre, je me suis dit que ça ne valait pas la peine de jurer comme un charretier pendant 15 minutes pour ça, pour ne pas être sûre du résultat au final ‘^^…

J’ai rajouté du passepoil pour faire un rappel avec le reste de la robe, fait une surpiqure décorative à 1,5 cm du bord pour soulager ma Mac qui avait bien du mal ‘^^ et doublé avec le jersey à pyjama.

Epic Fail ?

D’abord, mon imprimante a fait des siennes en imprimant tout mon patron légèrement de traviole. J’ai donc bien galéré pour reprendre mes pièces ensuite… Heureusement pas de beaucoup, donc ça a limité la casse…

Le fait qu’il y ait une légère différence entre les deux encolures a forcément joué au moment du montage… Finalement 1 ou 2 cm… ça peut faire une sacrée différence ‘^^. J’ai donc un peu de jeu au niveau de l’encolure et donc un pli… qu’on peut camoufler sur les photos mais qui se voit quand on la porte. Surtout que la capuche est au final très lourde, même si ma doublure est légère. Mais je ne le vois pas quand je la porte, alors, je le vis très bien …

Plus gênant en revanche.. j’ai galéré sur les poches… parce que mine de rien, en Janvier, je n’avais pas retrouvé tout mon cerveau et que mixer à ma petite tête de linotte…. Ben … ça donne qu’au lieu de RAJOUTER les marges de coutures de toutes les parties poches…j’ai RETIRE les marges de coutures… Donc le fond de poche ne marchait absolument pas avec le dessus de la poche…. Et comme le dessus de la poche, c’est toute la hauteur devant de la robe coupée en un seule morceau…. et bien forcément, ça ne rentrait pas dans mes minis chutes… gros moment de solitude….. Et puis j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai repris le patron des fond de poches pour qu’ils correspondent à ma poche qui du coup est rikiki.

MAIS mes mains y rentrent encore, alors on dirait que ça irait… Et puis quand j’ai cousu l’ensemble, j’ai cousu avec des marges mini mini minimales et forcément ce qui devait arriver, arriva …

oups…..là j’ai plus de marges de coutures ‘^^

D’ailleurs à l’instant où j’écris , je réalise que je n’ai pas fait la mini couture à la main à point invisible pour essayer de camoufler ça, il va falloir que je le fasse dans l’après midi ‘^^

Enfin, dernier fail… Les manches. Enfin, l’absence de manches… enfin, plutôt ce qui a fait qu’au final je me suis retrouvée à devoir coudre quand même des manches… j’avais prévu de retailler le haut des manches à l’arrache et de finir avec un biais rapporté. Sauf que…. sans les manches, ça tirait de partout. Il fallait bien évidemment reprendre le haut du patron pour enlever les manches. Se contenter de ne pas les coudre, ça ne peut que très rarement suffire ‘^^J’ai donc dû me rendre à l’évidence et j’ai du retourner mes chutes pour y rentrer des manches …. sauf que à l’arrivée, en manches 3/4, je n’étais pas sûre de la porter… puisque ça roule dans les gilets et les manteaux et je déteste ça ! J’ai laissé poser ma robe deux heures et … à 10 heures du soir, je suis donc ressortie de mon lit, j’ai retourné ENCORE mes chutes et j’ai fini par trouvé le moyen de couper le bas de mes manches dans le tissu à étoiles… que j’ai bordé d’un passepoil pour gratter un demi-cm ….

Sauf qu’un des bracelets est coupé dans le mauvaise sens faute de tissu… et que du coup, ça s’est un peu déformé et que j’ai une manche plus large que l’autre…

Bref….un samedi de couture intense et pleins de rebondissement en somme ‘^^… J’ai fini la robe donc fin Janvier, et j’écris l’article le 23 mars… ‘^^ Pourtant quand je vois les photos prises ce matin, je trouve qu’elle tombe plutôt bien, ma petite rosette !

Les photos portées

Je commence à accuser le coup de la reprise, même à temps partiel. J’ai failli vous couper ma tête de linotte fatiguée et pas très souriante, mais pourtant, je vous jure que je l’aime cette robe doudou !

Les habituelles ? Honnêtement, elle est pas canon la découpe de cette robe ?

Le dos est coupé en deux morceaux car il épouse la courbe du dos, et donc ce n’est pas une ligne droite : ce qui m’a permis de caser le devant et le dos de la robe dans la même hauteur de mon tissu coupé enjeux.

Je vous disais que le haut tiré un peu sous la capuche, voici ce que je voulais dire

C’est robin qui a pris les photos ce matin, j’ai dû pas mal recadré mais je trouve qu’il se débrouille quand même pas mal. Et une petite dernière pour la route ^^

Pour finir, je dirai que cette robe est ultra douce à l’intérieur, plutôt flatteuse, et très agréable à porter. Au moins de mars, je peux la mettre sans t-shirt dessous et c’est divin ! ^^ Si j’avais le courage, réduirait encore l’ampleur des manches mais ça veut dire que je ne pourrais plus mettre de t-shirt dessous et en plein hivers, ce serait fort dommage pas vrai ?

Allez, normalement, cette semaine, il devrait y avoir un autre article couture pour vous parler de ma jupe préférée de tous les temps ! J’attends juste mes nouvelles chaussures pour faire les photos ;op A tout bientôt, donc ! ^^

Tricot

Le petit gilet rose…

A l’origine

Alors que je me cherchais un encours de grandes vacances, je suis arrivée à un triste constat… je n’ai pas vraiment de gilets courts. En fait, je n’ai tricoté QUE des gilets longs. Bien longs. Mais un gilet court, parfois, c’est bien aussi ! Même si ma séance photo m’a prouvé que c’était mieux sur les jupes et les jeans, sans doute que sur les robes…. J’ai donc trimballé mon gilet rose sur la route des vacances, des Cevennes à la Bretagne, de La maison à la Normandie et au gré des tricothés…

Les fournitures

J’ai choisi un fil déjà souvent utilisé en crochet doux euphémisme et pour un pull que je porte avec beaucoup de bonheur depuis des années. Je voulais un gilet doudou comment ça encore, bien fluide mais bien chaud. Et le mohair n’est pas trop dans mon budget… Alors j’ai opté pour … de la Nord de Drops, coloris « blush » un beau rose chiné, avec un peu de rose clair, de blanc et parfois une légère touche de rose. Je trouve ce fil presque parfait pour ce patron ! en tout cas, en terme de drapé, de douceur, de cocon, on est plus que pas mal ! Il met bien le point en valeur aussi, ce qui n’est pas négligeable mais attention, il ne pardonne pas les approximations… On en reparlera un peu plus bas ^^ !

Le patron

J’ai donc choisi un patron qui me faisait de l’oeil depuis un petit moment, mais que j’avais un peu peur de tricoter car il est entièrement texturé : le « Little Love » de ANKESTRiCK, patron payant, disponible sur ravelry en anglais ou en allemand. Pour une fois, je ne vais pas rentrer trop les détails de la construction car elle est très ingénieuse, un vrai plaisir pour celles qui vent un tombé impeccable et un peu de challenge niveau tricot. Le patron est très bien expliqué, il suffit de se laisser guider ! J’ai très vite vu où la déligneuse voulait en venir, donc je n’ai eu strictement aucun problème. Et vraiment, je trouve qu’il tombe très bien ! Le col remonte haut sur la nuque, on peut le replier où le porter comme un col de kimono japonais traditionnel (option que j’ai choisi au blocage) et j’aime vraiment porter les « drops shoulders » (emmanchures descendues en français) que je trouve plus seyant que les raglans qui souvent ne sont pas très jolis au niveaux des emmanchures.

On commence le patron par la bande d’encolure dos, puis on va monter et relever des mailles jouer avec des côtes et des rangs raccourcis pour tricoter le dos puis les devants jusqu’aux emmanchures.

Une fois que c’est fait, on reprend toutes ses mailles, et on descend le long du corps….

Une des particularités de ce gilet est son col châle en côtes 1/1, qui se termine par une icord.

Cette bordure est tricotée avec le corps.

Outre sa forme que j’adore, ce qui m’a fait choisir le patron, finalement, malgré mes réticences initiales, c’est le motif qui est créée par un jeu de jeté et de mailles rabattues. En réalité, je me suis rendue compte très vite qu’il était simple à retenir et à lire et je me suis littéralement régalée à le tricoter. J’était presque déçue d’arriver à la bordure finale, qu’on tricote avec des côtes 1/1 et qui comporte une série de rangs raccourcis. Cette construction donnerait sans cela des devants plus courts que le dos, comme pour le gilet embruns de Atelier Emilie . J’ai pas mal hésité en ce qui concernait ces rangs raccourcis d’ailleurs : les supprimer ? les faire plus haut, dans le motifs ? ou bien ne rien toucher ? En fait, j’ai mis plusieurs semaines à me décider et mon gilet est resté en stand by. Puis est arrivé ce dont j’ai déjà parlé. Alors je n’ai plus trop tricoté. J’ai finalement décidé de ne rien toucher au patron. Et après avoir commencé ce gilet en Aout, je l’ai repris en Octobre. J’ai tricoté les manches ( qui normalement sont entièrement texturées). Et je n’ai trouvé la motivation pour le bloquer … qu’en Mars…. Il était temps !

Donc…. Une fois le corps terminé, on tricote les manches qu’on termine par une bande de côtes 1/1

La patte de la Linotte

Après moult tergiversation, donc, je n’ai pas changé le bas du gilet, en revanche je n’ai pas fait les rabats tubulaires préconisés pour les manches et le bas du corps, par pure flemme ! J’ai juste rabattu en côtes 1/1 et je trouve que c’est aussi bien.

Autre modification, de plus grande importance : dès le départ, j’ai décidé que je voulais des manches plus fittées et, surtout, en jersey endroit tout bête. Par par flemme, cette fois, mais pour le look ! Je trouve que ça allège la ligne, lui donne un côté un peu plus moderne. Et j’ai réalisé qu’en plus, ce serait plus chaud, car le point au blocage, même s’il n’est pas agressif, est constitué de jetés… et donc de troutrous…

Epic fail ?

Premier point : le temps que j’ai mis à tricoter ce gilet ‘^^ entre Juillet pour le début du tricot, et Début mars pour le blocage, même si on est pas sur un record, j’ai pire sous la main, on est quand même sur un très grande période de temps ! J’aurais adoré le porter en mode échouée sur mon canapé… Mais je n’avais pas le courage. Pourtant, il a été très simple à bloquer ce gilet ! Je n’ai épinglé que les bandes de côtes des manches et juste lissé à la main le reste. Par contre, le blocage n’a rien pu faire pour les petits défauts de tension de ce projet que j’ai pas mal tricoté en voiture.

Par exemple, j’ai une ligne pas jojo au milieu de mon col dans le dos et les côtes ne sont pas jolies du tout. C’est à cause de l’alpaga contenu dans le fil, qui est mou. Il ne pardonne rien. Mais alors rien du tout ‘^^ Je vous laisse scruter les petits défauts de régularité dans les côtes sur toutes les photos, si ça vous amuse ;op

Mais comme c’est dans le dos…. je peux faire mon déni tranquillement.

Je me suis rendue compte aussi que j’avais un devant légèrement plus long que l’autre : soit je me suis trompée dans les rangs raccourcis, soit je me suis détendue entre les deux ‘^^. A refaire, je tricoterai les rangs raccourcis dans le motif, je pense que ça serait plus joli. Mais je ne me suis pas sentie de prendre les notes pour faire la même chose en miroir de l’autre côté. Pourtant sans doute que lire le tricot aurait suffit. Mais à ce moment-là, je me noyais dans un vers d’eau alors ….

Les photos portées

Je suis moyen satisfaite de mon premier jet de photos. Je crois que ce gilet ne s’entendra pas trop avec mes robes courtes : je les trouve plus flatteuses avec un gilet long. Mais pour bien voir le gilet, c’est pas trop mal …

La ligne du haut du dos me dérange : avec mon fil, je ne trouve pas ça très joli. Par contre, il a une jolie ligne générale , ce petit gilet !

Comme je vous l’ai expliqué plus haut, les rangs raccourcis permettent de rallonger les devants : il manquerait bien 6/7 cm devant, sinon.

Dans la famille pas flatteuse, je demande la petite robe noire ‘^^…

Je ne regrette pas d’avoir zappé le rat tubulaire, les bordures des manches sont bien assez élastiques.

Et si j’oublie le dos, je suis ravie de mon choix de fil ! C’est un vrai doudou !!

Comme je trouvais les photos un peu tristouilles, je suis ensuite allée chercher une autre robe, un peu plus longue et plus colorée. Je trouve que le rose est parfait avec, mais aussi que la longueur est pas terrible. Faudra me croire sur parole, j’ai coupé le photo ‘^^

En revanche avec mes petites blouses et mes jeans, je trouve ça beaucoup mieux ! Et ça casse un peu le côté buccolica-romantique de la chose…

Pour une fois, je suis sortie dans la rue avec le pied d’appareil photo et c’est moi qui posait… oui dans la rue, à côté d’un conservatoire le mercredi, donc il y avait du passage… Mais je l’aime trop ce mur, le même que le mien, presque en mieux avec ses jolis nuages, celui des photos du bonnet écureuil de Eliott !

Porté ici, donc avec mon « top grainfield  » en velours milleraies, je trouve ça bien mieux que sur une robe. D’ailleurs en m’habillant ce matin, j’ai réalisé que je voulais des gilets courts, surtout pour porter avec mes jeans, en fait ! Je suis sauvée, tout est cohérent !

Je pense donc que mon prochain gilet sera un gilet court, avec des emmanchures descendues, pas mal d’aisance et un col châle… Le même en pas pareil, donc ;op …. par exemple le Evening Dew Cardigan avec le motifs juste sur les pans de devants, que j’avais commencé au printemps pour l’abandonner ensuite : il y a des torsades un rang sur deux, sur des km de mailles et c’était beaucoup trop long pour faire un rang… Mais je me dis que juste sur les devants tout le reste en jersey… L’avantage étant que j’ai déjà la laine (hyper douce, d’un beau bleu nuit), le patron et que je sais que j’ai le bon échantillon… mais j’hésite encore avec un petit pull noir, court, en aiguille 3 avec un joli jacquard… vieux rose…. ou autre chose…. MAIS j’ai un petit pull marron, encore de saison qui a fini de sécher et qui n’attend que ses photos ! L’article devrait être en ligne la semaine prochaine ^^.

A bientôt, donc ! ^^

Tricot

Mes guêtres jolies…

A l’origine

Il y a quelques années, j’ai sorti mon tout premier patron au profit de l’écheveau solidaire (d’ailleurs il est toujours en vente au bénéfice de cette association) et j’étais tombée amoureuse de la seconde version qu’une de mes testeuses avaient tricotées pour sa faille : celles de  » Les chiffonneries du Chat » que vous pouvez voir ici. Je l’avais mise en favoris et puis je n’avais pas pris le temps de les tricoter… Et puis en Février, j’ai cherché des petits pièces à tricoter pour moi, pour me motiver à tricoter de 1 et à m’habiller de 2… J’ai donc fouillé dans mes favoris et dans mon stash … et je me suis rappelée de ce gros coup de coeur de l’époque ! ^^

Les fournitures

J’avais la même laine en stock que celles de Virginie, de la idéal de Bergère de France. Mais à cause de sa photo et/ou du bain, ma laine principale tournait trop du côté vert sapin par rapport à ce que j’avais adoré : je voyais un beau bleu canard. C’est ce que je voulais. Alors, je suis allée chez ma petite vendeuse de laine industrielle et j’ai jeté mon dévolu sur la basic Merino de Katia, un mélange de mérinos superwash et d’acrylique. Si vous me suivez depuis quelques temps, ce n’est plus vraiment un mélange de laine que j’utilise. Enfin, que j’utilise pour moi. Avec la Idéal, on est sur une laine tout terrain, parfaite pour les enfants, par exemple : très douce, lavable en machine les yeux fermés, et qui tient vraiment bien dans le temps. Pour une pièce qui potentiellement salissante, je me suis dit que ce serait parfait. Je n’aurais pas peur de les porter les jours humides par exemple ^^

J’ai donc choisi le coloris « 39 » pour la couleur principale dont il ne me reste pas grand chose : j’avais partagé ma pelote en deux pour tricoter des guêtres les plus hautes possibles. Pour le gris, j’ai utilisé le coloris « 38 ». Et pour le rose juste quelques mètres d’un RNI (reste non identifié) de grosseur équivalente à la louche. Et j’ai tricoté le tout en 4 mm pour le « corps » de la guêtre et en 3,5 mm pour les côtes.

Le patron

J’ai donc tricoté le patron des guêtres « Asya », disponible sous la forme d’un pdf payant sur Ravelry. Le patron comporte un grand panel de tailles, du 12 mois à la taille adulte, en version tube comme ici ou cho7 de yoga pour adulte.

La patte de la linotte

J’ai tricoté avec un autre échantillon que celui proposé par la fiche, pour coller à ma laine. Pour ce type de patron, c’est très très simple, une petite règle de trois suffit ^^ Ici donc, j’ai monté 64 m pour un échantillon de 23 mailles et demi ( oui le demi est important ;op ) pour le bas de la guêtres. Oui le bas… je savais que mon jacquard serait plus serré ( 25 mailles pour 10 cm pour le haut) . Je n’ai pas changé de tailles d’aiguilles pour le tricoter, d’ailleurs. Je voulais que le haut soit plus resserré que le bas, pour dégouliner joliment sur le bas du pied mais se tenir en haut. Je crois que j’ai réussi mon pari ^^

Ensuite, forcément, j’ai tricoté plus de cm : 18 cm de jersey ( comme je vous l’ai dit, pour utiliser toute la pelote) et 3 cm de côtes. D’ailleurs, j’ai changé les côtes ici, pour le look et parce que je n’avais pas besoin d’avoir beaucoup d’élasticité en haut et en bas : j’ai tricoté des côtes 3/1.

Enfin, comme une autre de mes testeuses, Aude, j’ai rajouté une ligne de gouttes de pluie. Parce que c’est joli ^^ !

Epic fail ?

Ben non. Elles sont bien comme je voulais ! J’ai failli changer de tailles d’aiguilles en court de projets pour avoir une forme plus évasée. Je pense que là, ce n’était pas nécessaire : ma tension s’est détendue finalement assez graduellement sur la hauteur de la guêtres toutes seules. J’ai un peu galéré au début car ça ne glissait pas du tout mais ça s’est stabilisé à peut être la moitié de la hauteur. D’ailleurs, je n’avais pas le patron sous les yeux quand j’ai commencé, juste la grille que j’avais gribouillé dans un de mes innombrables carnets. Et je suis partie dans le « mauvais » sens, c’est à dire du haut vers le bas. Pour la version tube du patron, ça n’a strictement aucune incidence. Enfin, si dans ce cas, une incidence sur la tension puisque je n’ai pas changé d’aiguilles comme on le fait souvent pour le jacquard.

Certaines petites gouttes de pluie sont un peu plus serrée que d’autres, parce que je n’ai pas forcément fait hyper attention à ma tension, mais ce n’est pas très grave. Dans la masse, ça ne se voit pas vraiment, à moins de mettre le nez dessus ^^. Attention, ici, ça ne gêne pas parce que c’est anecdotique sur le rang ET que j’ai pas mal d’aisance positive. Si votre patron est ajusté, c’est typiquement le genre de chose qui se verra car tout le tricot sera étiré ou PIRE, le genre de chose qui fait que vous ne pourrez PAS enfiler votre projet ! Donc ça vaut le coup de faire plus attention que moi ^^

En fait, elles sont plus serrées en débuts/fin de rangs, car j’ai plus serré au moment de croiser les fils. Le V de la maille est moins dessiné que pour le reste du tour. Mais ce n’est vraiment pas grave.

Les photos portées

Initialement, j’avais tricoté ces guêtres pour mettre par dessus mes collants/chaussons à la maison, pendant que j’étais arrêtée ou bien sur les converses ou sur les chaussures basses. Mais en fait, ça passe pas mal du tout sur mes chaussures montantes aussi !

Avec ces chaussures sont larges, je suis obligée de les porter plus haut. Mais ce n’est pas très grave, grâce à l’aisance

Pas facile de prendre ses jambes en photo toute seule, quand même, hein ‘^^

Si vous vous posez des questions à propos de mes lacets… la réponse est sans doute… par ici ! ^^
Couture

Ma robe armure

A l’origine

L’année dernière, je me suis offert 1m50 de French Terry « See you at six » : leurs collections sont éphémères, elles sont chères, alors je n’ose jamais et après je regrette… Mais l’an dernier à peu prêt à la même période, je me suis remise à coudre avec pas mal de régularité, vous souvenez peut être de ma petite capsule. J’ai cousu tout le printemps. Alors, au plus fort de ma productivité, je me suis dit que je pouvais bien m’offrir un tissu qui me faisait rêver… Au départ, je voulais me coudre un sweat « Hug hoodie » avec ce tissu, j’avais pris l’uni correspondant pour les manches et la capuche et j’avais cousu une toile que j’ai porté avec bonheur pas mal de fois d’ailleurs… Mais je porte tout de même beaucoup moins de sweat que de robes, alors j’ai fini par décider que ce tissu qui me faisait rêver… serait une robe. Mais quel modèle ? Je voulais le mettre en valeur évidement, ce qui impliquait un patron avec peu de pièce. J’ai rêver longtemps d’une robe trapèze rallongée, comme celle-ci. Mais il aurait fallu corriger l’angle du trapèze pour que ça rentre dans la laize pour être plus long. Et puis j’avais peur de me planter…

Jusqu’à début Février. J’avais un rendez-vous très important au rectorat : et j’ai décidé de coudre ma robe à ce moment là. Un peu comme une robe armure, pour me sentir forte et belle ce jour-là. D’ailleurs j’avais commandé des semelles artisanales en mouton pour avoir l’impression d’y aller en Pantoufles ;op . Alors, je me suis un coup de pied au c… Pour me rendre à l’évidence : je n’avais absolument pas assez de hauteur de tissu pour me fair la robe trapèze que je voulais. J’aurais pu faire une tunique d’ailleurs j’ai commencé à y réfléchir. Mais je voulais ma robe ABSOLUMENT. Alors j’ai réfléchi, réfléchi, réfléchi et deux jours avant mon rendez-vous… J’ai ressorti un patron chouchou, qui me fait une jolie ligne, que j’ai cousu une fois et porté avec bonheur et dont je savais déjà comment corriger les petits défauts ^^

Les fournitures

J’ai donc utilisé 1m30 de mon French Terry adoré. Côté fourniture, on a besoin de rien d’autre pour ce patron ! Et cette robe est donc la seconde pièce à faire rentrer du vert dans mon dressing, après mon pull doudou en plötuloppi, porté et reporté et rereporté ! Avec du noir, je trouve ça bien joli ^^

Le patron

Allez, mettons fin à suspense insoutenable… J’ai jeté mon dévolu sur la Asta dress de Wardrobe by Me : c’est un patron très versatile proposant 5 options de manches ( courtes, longues ajustées, 3/4, sans manches et une nouvelles version avec des manches plus larges et resserrées par un bracelet de manches) , 3 option de col ( bateau, rond ou tortue) et la possibilité de rajouter des poches. J’ai choisi la version sans manches et sans poche, ce qui fait le patron comporte 1 dos, 1 devant, une jupe devant, une jupe en 2 morceaux et 2 bandes rapportées pour l’ourlet des manches.

On commence par assemble le dos et le devant par les épaules, puis on fait l’ourlet du col bateau.

Ensuite on assemble les côtés et on pose les bandes rapportées (sur le même principe que l’encolure du plantain de Deer and Doe, ça se fait très bien et c’est très rapide).

Elle a déjà sa broche attitrée … la petite noiraude que je vous avais présentée ici ^^

Et puis on assemble les jupes et on fait son ourlet.

La patte de la linotte

J’avais déjà ajusté le buste la première fois en jouant avec le décalage des tailles. Je vous laisse jeter un oeil par ici pour plus d’informations. Mais j’avais encore un petit soucis au niveau du dos qui baillait. La créatrice du patron, qui avait vu mon post sur IG, était venu jeter un oeil à l’article que j’avais écrit et m’avait adorablement écrit ensuite pour me proposer un moyen d’ajuster le dos : en fait, en retirant la valeur d’une pince au milieu du dos sur le patron : j’ai donc mesuré 2 cm à partir du milieu dos et j’ai tiré un trait de ce point au bas du centre dos. J’ai coupé le triangle obtenu et j’avais donc ma nouvelle pièce dos.

Ensuite, comme la première robe coupée était trop longue, j’ai directement retiré 14 cm au patron pour avoir une robe qui arrive au dessus du genou au lieu de dessous ( ce qui est prévu par le modèle).

Enfin, j’ai fait mes ourlets à la main plutôt qu’à l’aiguille double…

…Comme d’habitude.

Epic Fail ?

J’ai vérifié Douzemille fois au moins que je coupais mon tissu dans le bon sens par contre, je n’ai absolument pas chercher à avoir des raccords… Je trouve que le motif se prête pas mal à ce genre de déni ‘^^

J’ai fait un premier ourlet du col à l’aiguille double mais ça n’allait pas du tout ! Alors je l’ai fait à la main. Pour le col, pour ne pas l’alourdir, j’ai fait ça un peu l’arrache… Je devrais sans doute le reprendre ‘^^… un jour !

Vous allez vous voir sur les photos portées, mon dos baille encore un peu, je pense que pourrais retirer encore au moins 1 cm, à la louche mais ce n’est pas si grave !

Les photos portées

Une fois n’est pas coutume, cette robe a été portée plusieurs fois avant que je m’occupe de l’article. J’étais trop juste en temps pour le faire avant mon rendez-vous au rectorat. Et puis après, j’ai eu du mal à trouver la motivation de faire les photos portées. Alors je l’ai portée aussi le jour où je suis allée me faire tatouer, comme un petit symbole…

Je trouve que c’est une forme qui me va vraiment bien ! et qu’est ce qu’elle est confortable ! J’ai la place de mettre un t-shirt à manches longues dessous pour l’hivers.

Elle est presque parfaite.

Vous avez vu le petit kiki qui dépasse dans le dos ? C’est ce que je vous disais à propos du cm encore en trop.

Elle a déjà son gilet parfait ! Un vieux vitamin D hacké ( pans droits et rallongé) que j’avais tricoté il y 8 ans et demi… Un vrai bon basique ultra rentabilisé !

Je n’ai qu’un tout petit regret peut-être… elle n’a pas de poche… mais j’ai peur que ça chamboule un peu le tombé de la jupe, puisque mon tissu est quand même plus épais que ce qui est prévu par le patron… A voir peut être pour une prochaine version !

Couture

Un petit air de Russie …

Comme on est le 2 Janvier, en guise d’introduction, je vous souhaite une jolie année 2022, toute douce, pleine de poésie, d’amour, de beaux moments, de jolies créations et de petits bonheurs en tout genre ! Ici, elle sera sous le signe des grands chambardements, de ceux qui font un peu beaucoup peur mais qui sont absolument nécessaires !

A l’origine

Le 29 décembre au matin, j’ai flashé sur la jolie robe cousue par Pascale ( Coudre d’escampette sur IG). Elle est partie du joli patron de Ikatee « Elona Mum », boutonnage asymétrique, jupe froncée, joli tissu matriochka de Lise Tailor. De mémoire, elle a modifié la hauteur de la partie buste au passage. Et ça m’a rappelé l’hivers 2005, où j’ai porté assidûment jupe cercle en velours, blouse brodée et bottes fourrées, lors de ma première année d’enseignement dans le 93. D’ailleurs, je me referais bien un look à l’identique ! Quel dommage de ne plus avoir ma jolie jupe en velours, lourde ! Elle tombait si bien ! Mais revenons à nos moutons, et ici à notre petite robette ! Coupée à moitié le 30, j’ai cousu le buste à ce moment là. Partie basse coupée et cousue le 31 le matin et l’après-midi, photos de présentation prises le 31 en milieu d’après-midi et article rédigé dans la foulée… Comme à la grande époque, aussitôt cousue, aussitôt immortalisée ! Vous sentez l’enthousiasme ? ^^

Je l’ai tout de suite imaginé en velours côtelés à motifs et j’ai commencé à retourner le net … pour me rappeler un coupon qui traine dans mon stock depuis…7 ans? J’étais partie pour faire une toile d’abord, pour savoir si j’arrivais à modifier mon patron de base, je vous laisse deviner lequel, et pour déterminer quel métrage je devais acheter. Et puis … Ce coupon mal aimé, je lui ai rajouté un joli biais et puis je me suis rendue compte qu’il était parfait avec mon gilet monop’ et puis le gilet rose que je dois bloquer depuis des lustres. Et je suis (re)tombée amoureuse de ce coupon sur lequel j’avais flashé et dont je ne savais finalement pas quoi faire et que j’ai oublié, pensé à destasher, puis reoublié au fond d’un bac….

Les fournitures

J’ai donc utilisé 1m50 de velours milleraies de provenance totalement oubliée ‘^^ Je crois un magasin qui a fermé depuis à Montpellier mais je ne suis même pas sûre…
pour aller avec, il ne m’a fallu que du biais viscose atelier brunette , couleur terre de sienne, et dont j’ai oublié le petit nom. Au passage, ce petit biais, il est super à coudre… Si on le bâti ! Je me suis bien appliqué sur les finitions de ma robette, vous allez voir ^^ Il est tout doux, tout souple, se déforme bien… Je me demande s’il ne va pas détrôner mon éternel biais liberty ! Et pour finir, de jolis boutons bien oranges, du marché !

Le patron

Alors, vous avez deviné ? Je suis partie de ? La désinvolte, bien sûr ! Vous savez comme j’aime ce patron, je le couds sans arrêt ;op … Dans un version bien modifiée mais la version de base du buste est tout de même bien bien bien bien bien canon ! Vous pouvez jeter un oeil par ici : toutes les versions que j’ai cousues n’y sont pas forcément, parce que je n’ai pas toujours taggué les articles correctement ‘^^ mais vous avez une idée …

Du patron d’origine, donc, j’ai gardé la jolie basque froncée, dont la forme très travaillée tombe si bien ! Et puis j’ai fait mes modif’ habituelles et … de nouvelles ! Je vous rappelle au passage que Nathalie nous a offert il y a un moment un chouette tuto pour simplifier le corsage et transformer en robe son joli patron !

La patte de la linotte

Je suis partie de ma version hackée de base, c’est à dire avec l’encolure du top grain field de Ottobre, dont je vous rabats les oreilles depuis des années. Je trouve que cette encolure est parfaite sur ma morphologie, c’est dire droite et bien haute.

Du coup, comme d’habitude, exit la parementure, à la place j’ai mis du biais à l’encolure…

Et aux emmanchures puisque le patron d’origine a des manches que j’ai enlevées dès ma seconde version ( je vous ai mis un petit tuto pour vous expliquer comment faire à l’époque grâce aux conseils éclairés de Nathalie ! )

La partie la plus « technique » de ce hack a été de redessiner mon devant pour avoir le joli boutonnage asymétrique à la russe sur lequel j’avais flashé sur la version de Pascale. J’ai donc dessiné deux demi-devant en ajoutant une bande de boutonnage. Je ne vous ai pas fait de tuto, parce que je pense que ça ne se fait absolument pas comme ça du tout en vrai ‘^^

C’est un bidouillage qui fait bien illusion, mais elle est clairement un peu trop étroite. Je l’ai cousue sur toute la hauteur en mode camouflage-c-est-la-surpiqûre-de-la-partie-du-dessus, et j’ai cousu les boutons en prenant toutes les épaisseurs. Je vous montre ce que ça donne de l’intérieur :

Franchement, je suis contente de moi, ce qui est assez rare pour être souligné, soyons claire, même si c’est une bidouille ! Je vais d’ailleurs réitérer dans un tissu uni, pour une version blouse, en mettant un petit passepoil des familles pour souligner la vraie-fausse patte de boutonnage. Il me faut juste trouver le tissu idéal (un lin/lainage serait si parfait ! souhaitez moi bonne chance !!).

Ce qui donne donc le buste suivant :

Ensuite, j’ai rallongé la partie jupe, comme expliqué sur le tuto de Nathalie, pour arriver à 60 cm de hauteur de jupe/basque, comme sur ma version noire. Enfin, c’était le plan, on en reparle en dessous ‘^^. Et puis, comme vu sur une désinvolte en robe de ma copine Marette, j’ai rajouté un lien, enfin un noeud pour ajuster la taille.

Et j’ai … ajouté des POCHES ! En prenant tout simplement celle de la robe Aubépine ou de la jupe Chardon de Deer and Doe qu’on ne présente plus (c’est la même poche) que j’ai placé à 10 cm de la couture d’assemblage entre le buste et les jupes.

Et j’ai fait mon ourlet, à la machine, une fois n’est pas coutume ‘^^ : rentré de 1,5 cm puis de 3 cm.

Avec toutes mes coutures en jaune, parce que je n’avais que ce fil sous la main de la bonne couleur, enfin, d’une couleur en accord avec mon tissu.

Epic fail ?

Alors, j’ai coupé mon tissu gaiement, sans vérifier avant.. que j’en avais assez ‘^^. Vous voyez venir le truc ? Quand j’ai voulu couper ma jupe/basque dos…Il me manquait 3 cm… La Loose… J’ai donc du tricher, recouper 3 cm sur la première que j’aurais pu faire un peu plus courte pour gratter un peu plus… Mais évidemment, c’était trop tard … Donc j’ai triché sur l’ourlet : J’ai récupéré presque tous mes cm en faisant un premier rentré de 1cm seulement, et un second à 3 cm au lieu des deux fois 4 prévus au départ.

Au final elle est un chouia courte mais ça va quand même ! La décence est sauvée ‘^^

Je me suis aussi emballée sur la longueur et la largeur de mon « lien », du coup ça fait un plus gros noeunoeud que prévu. Je le reprendrais peut être un de ces jours….

J’ai passé bien 5 minutes sur mon noeud pour la photo, ne vous y trompez pas, il sera sans doute moins joli et régulier dans la vraie vie ;op

On est du détail, as usual, dans l’ensemble je suis vraiment très contente de ma petite robe à l’esprit russe ^^ Et maintenant, je rêve d’une version de ce buste avec un plastron tout brodé de belles fleurs art-déco russifiantes et un passepoil pour souligné le truc. Genre fond noir et fleurs rouge / prune/ bleu canard et passepoil petit pan. Tu vois le truc ? Autant j’ai bon espoir pour la partie couture, autant la partie broderie, elle, restera sans doute dans mes rêves, à moins qu’une bonne âme se désigne pour un troc ;op Anybody dans l’assistance, tant qu’à rêver ‘^^…

Les photos portées

Trop tard pour prendre les photos le 31, la lumière était déjà descendue et le zhomme endormi de toute façon sur le canapé… J’ai dû attendre un peu pour finaliser l’article… Le 02 janvier. J’ai eu fait pire pas vrai ? ^^

On se fait les habituelles ?

Note à moi-même : j’aurai dû refaire le nouer ;op

Et de côté, je suis contente, elle ne fait pas du tout montgolfière !

De plus près, le corsage …

Et cette robette, comme je vous l’ai dit, en plus d’être mignonnette…Elle a des POCHES !

Et il en faut pas beaucoup pour rendre une linotte happy-happy !

Et puis elle va parfaitement avec mon gilet doudou monop’ que j’aime toujours autant : elle a tout bon !

Et vous savez quoi ? Et bien… Le tissu pour la version blouse est en route ! J’ai hâte !

Couture

Ma jupe couleur de soleil… saison 2 !

A l’origine

Cette petite vue m’a mise de super bonne humeur ce matin ! Qu’est ce que j’aime cet ensemble !

J’ai cousu une jupe culotte qui ne me va pas et que je dois d’ailleurs photographier et envoyer à une IG copine sur qui elle sera parfaite. Ça m’a un peu coupé dans mon élan, parce que clairement, je ne me représente ABSOLUMENT pas mon corps du moment ‘^^Faut dire que j’ai perdu 5 kg assez vite ( de stress puis de fatigue) donc il fallait que je reprenne toutes mes mesures … Il me fallait un projet rapide et motivant qui ne soit pas un énième Mandy boat tee, un truc un peu nouveau mais pas contraignant et je ne sais pas quoi … Et puis Mylène a posté cet article et j’ai su immédiatement quoi ! Je me suis jetée sur le site du patron, j’ai découvert qu’en plus il était gratuit, je l’ai imprimé et scotché dans la foulée, et recopié le jour même ! Couper le lendemain, cousu presque entier et… ça me va ! On y regarde de plus près ensemble ?

Les fournitures

J’ai acheté ce jersey épais et ULTRA extensible (la nuance est importante) à mon amie Marette au printemps dernier, avec tout un lot de merveille que je pense couper dans les prochains mois. Aucune idée de sa composition ‘^^ ni de sa provenance. On est pas sur un tissu hyper quali je pense, il est texturé, je ne sais pas s’il ne va pas se dépiauter à vitesse grand V mais comme cette jupe était sensée être une toile, je me suis dit que ça n’avait aucune espère d’importance. D’ailleurs je l’avais acheté pour faire une toile de la jade skirt de Paprika pattern que j’aime toujours autant. Et il m’en reste plein ! Pour le patron, il faut juste une hauteur de jupe, il est très économique ce que petit patron ! On recommande aussi un élastique large pour glisser dans la ceinture. J’ai essayé sans et comme mon tissu est vraiment TRES élastique, je me suis dit qu’il fallait pas tenter le diable et j’ai fait ce qu’on m’a dit !

Pour la touche « linotte » : j’ai utilisé du tissu thermocollant froufrou et un mini bout de ruban adoré dont il ne reste presque plus rien et que j’ai collé partout depuis l’ouverture de ce blog ‘^^

Le patron

le dos est prévu plus long et plus arrondi car il prend en compte la courbure des fesses… il est redoutable ce patron ! tout est bien pensé !

Il s’agit donc de la jupe Slinky de Studio Calicot , une marque québécoise, disponible sous la forme d’un pdf gratuit en anglais ET en français. Le patron est vraiment très simple, et peut se coudre intégralement comme ici à la machine à coudre. Il comprend un dos, un devant, deux partie ceintures et c’est tout ! j’aurai pu contre une brume, c’est vrai, mais c’était un peu trop pièce pour ma concentration de ces derniers jours ‘^^. J’envisage sérieusement de coudre un Mandy boat d’ailleurs, mais en version marinière… Mais revenons à notre jupe ! La créatrice dit de choisir sa taille en fonction de son tour de hanche. Je vous avoue que j’étais un peu sceptique vu le grand écart que je fais dans le tableau des tailles avec mes non-hanches et mon bidou mais je l’ai écouté. Puisque c’était sensé être une toile. ;op

Au passage, j’ai coupé la version courte pour cette première version, mais le patron existe en deux autres longueurs ! Une version genou et une version midi. Je ne sais pas si je vais oser plus long, mais je me dis qu’avec mes collants décalées et mes docs vertes, ça serait vraiment pas mal… faut juste voir si j’arriverai à marcher décemment avec ‘^^

On assemble donc les côtés des jupes, puis les côtés des ceintures. On replie les ceintures en deux , et on assemble à la jupe un peu comme une encolure de thsirt mais en version Easy ! Vraiment, si ce genre de jupe est votre came, je vous recommande le patron, il est parfait pour une débutante qui veut se frotter au jersey ! Attention toutefois, il faut VRAIMENT respecter le taux d’élasticité, sous peine de ne pas pouvoir marcher, c’est à dire 40 % d’élasticité (le patron vous explique très bien comment le calculer, je vous laisse jeter un oeil si vous avez besoin)

Cette fois, je n’ai pas tenté de faire une surpiqûre au bas de la ceinture pour fixer mes marges de coutures, je vous rappelle que la dernière fois que j’ai fait ça sur une brume, j’ai dû défaire parce que j’avais Zéro élasticité à la taille et que c’était impossible d’essayer la jupe ‘^^

Je suis très contente de la majorité de mes finitions intérieures : je la trouve très propre ma petite jupe !

J’ai surjeté à la machine ensemble les marges des ceintures+haut de la jupe, un petit coup de fer et c’est parfait !

On termine par un ourlet à l’aiguille double ! Depuis que je mets ma seconde bobine dans le bon sens, fil qui se déroule vers moi, bizarrement, je n’ai plus eu de mésaventures !

Et donc, j’ai coupé un bas en taille S … et il parfait. Je n’en reviens toujours pas ! moi qui coupait du 40 avant…. (d’ailleurs c’est pour ça que ma jupe culotte ne me va absolument pas du tout ‘^^). Bon je ne vais pas trop crier victoire parce qu’il fallait se référer aux hanches, mais je vais tenter le prochain bas en coupant un 38, pour voir… Enfin… une toile, hein ‘^^

La patte de la Linotte

Je ne sais pas pourquoi, mais dès le départ, je voulais faire une étoile sur cette jupe, je savais exactement quoi utiliser. D’ailleurs j’ai envie de coller cette fameuse étoile sur mes prochains haut aussi… avec une petite patte décorative et un bouton (j’avais posé un tuto par ici ^^) comme je l’ai fait sur mon confortable d’amour ! Je trouve que ça lui donne une personnalité dingue à ma petite jupette !

Evidemment, j’ai une confiance assez limitée dans le thermocollant qui permet, selon moi, surtout de limité l’effilochage du tissu. Je surpique toujours autour en plus !

J’ai hésité un petit moment parce que j’ai eu peur que le tissu ne perde en élasticité dans cette zone et que ça soit embêtant. Mais je la voyais tellement avec son appliqué, que finalement… Et oui, cette partie est beaucoup moins élastique mais ça ne gène pas du tout !

L’article concernant les manchettes est visible juste après celui-ci ^^ !

Epic fail ?

On est sur une jupe ultra moulante et courte, donc, elle ne sortira pas pour aller travailler par exemple mais en vacances ou à la maison carrément et elle me va ! Je suis encore toute surprise ;op

Par contre, je ne sais pas ce que j’ai fichu mais mon bas de jupe dos n’était pas coupé très droit, j’ai dû le reprendre un chouïa à l’arrache ‘^^ Mais porté ça ne se voit pas donc on s’en moque un peu, pas vrai ?

Les photos portées

J’ai prévu un t-shirt marinière pour aller avec mais cette jupe va très bien avec mon boxy chéri, par exemple.

J’ai passé la matinée avec, montant les 2 étages de la maison à de multiples reprises, je me suis assise et relevée une tonne de fois et je n’ai absolument pas été gênée dans mes mouvements.

Je ne peux pas encore vous dire si le jersey va se déformer mais jusqu’à présent, elle revient bien en place.

Et je termine par une photo avec mon manteau, qui serait à faire les réglages mais elle était pas mal et puis je me dis depuis un moment qu’il faudrait que je vous parle de ce fameux manteaux, acheté le premier hivers de mon grand qui en est à sa seconde vie, puisqu’après la naissance de Robin j’avais complètement refait la doublure, déboucher la bête et changer tous les boutons ce qui lui avait donnée une vrai seconde jeunesse ! Franchement, on dirait pas qu’il est neuf ? Et bien non, je ne l’ai pas porté tous les hivers à cause des variations de poids, mais il en a bien 6 au compteur !

Au passage, le seul bémol sur ma jupe, c’est le pli que vous voyez là : elle remonte légèrement au bout d’un moment, mais c’est comme toutes ses congénères, c’est dû au type de jupe, pas au patron ! Et le fait qu’elle soit plus longue derrière compense un peu.

Ah au fait, si vous vous vous demandez pourquoi j’ai titré « saison 2 », et bien c’est à cause de cette jupe-ci ^^( que je vais proposer au troc parce que, comme je le craignais, je l’ai quasiment pas portée ‘^^)

Tricot

Mon premier tricot vert aka le nouveau pull doudou… enfin doudou… pour moi ‘^^

A l’origine

Ce pull est de la synthèse de 2 coups de coeur de l’hivers dernier. Le premier, un coup de coeur couleur : Bmandarine a tricoté un de ses patrons dans un combo de Plötuloppi « heather Forest » et de Silk mohair vert. Je n’ai pas de vert dans ma garde-robe, ce n’est pas du tout dans ma palette habituelle. Enfin, si… j’ai les cheveux roux/ brun-rouge pendant mes années fac et à l’époque, je portais beaucoup de vert ( pomme ou émeraude) jusqu’à m’en lasser. Mais ce vert-là m’avait donné envie de replonger dans les vert et d’ailleurs j’ai acheté dans la même période un tissu sweat see you at six dans les mêmes tons et dans lequel je n’ose absolument pas couper ‘^^.
Pour en revenir à ce pull, j’ai aussi vu passer une version du patron utilisé ici, tricoté dans un autre échantillon, chez  angelebeknits dans un joli gris. J’adorais le patron mais j’avais été arrêtée net il y a des années par l’échantillon ( 13 mailles pour 10 cm = pour toi trop cher en jolie laine ET pull qui pèse une tonne…).

Une fois ma laine reçue, j’ai échantillonné en espérant arriver assez proche de l’échantillon prévu pour me faire un petit calcul des familles et voir ce que je pouvais bidouiller…. Mais j’étais beaucoup trop loin du compte. En discutant pas mal avec ma seconde inspiratrice ( merci encore si tu passes par ici ^^ ! ) j’ai décidé de suivre sa recette. Et j’ai donc monté ce pull…. fin Mars ! Autant vous dire qu’il a été très rapide à tricoter mais que même avec ça, il a été terminé pile poil quand ce n’était absolument plus du tout mais alors plus tout la saison de le porter…. Je l’ai même trimballé en vacances pour lui tirer le portrait mais à l’époque, il avait un gros col et je n’avais absolument pas la motivation nécessaire pour le passer en plein mois d’Aout ! Et puis la rentrée est arrivée, et vous savez déjà ce qu’il s’est passé ‘^^ . Il a fallu attendre hier, pour que prise d’un sursaut subite, je lui couse ses deux boutons, et que je me décide à faire un sort à son col…

Les fournitures

Ici le mélange dans sa version détricotée

On a donc la fameuse laine islandaise  » plötuloppi » autrement appelée « scotch Britt » par certaines de mes tricopines ( coucou Mathilde ;op), surnom d’autant plus adapté quand on regarde la couleur de mon projet. Je me dois donc de défendre l’honneur de cette laine ! D’abord, on est sur de la laine rustique de chez rustique, elle est sèche et piquante quand on n’a pas l’habitude. Et c’est un ruban plutôt fragile : il faut donc prendre le fil de l’intérieur, ne pas le tirer et c’est un petit coup à prendre : mais s’il casse, pas de soucis, il suffit de le feutrer à la main, tout simplement : ça prend 3 secondes !

A la décharge des copines, quand j’ai acheté mon premier « plate », enceinte jusqu’aux yeux de Robin ( qui a 8 ans maintenant) j’avais été incroyablement déçue : impossible de la tricoter, de la toucher, d’en faire quoi que ce soit ‘^^. Mais depuis, j’ai tricoté et porté avec délices des fils de plus en plus en rustiques. En gros j’ai cheminé comme suit : Ulysse de De Rerum ( c’est doux ça, très doux, mais il ya des gens qui trouvent que non, j’ai jamais compris mais passons…), de la laine estonienne ( celle de la boutique Hobbywool), de la Jamieson et Smith ( pour les mitaines uniquement) , de la Tukuwool, la fine de l’échappée laine ( qui piquait un tout petit petit petit peu au début), de bio shetland de Bc Garn et pour finir, je suis revenue à la supersoft de Holst Garn. Pour moi, maintenant TOUTES ces laines sont douces !

J’ai donc retenté la laine islandaise, mélangée à la titicaca de Holstgarn (pour remplacer le mohair) coloris « Amazon ». Au début, je trouvais que ça piquouillait mais maintenant… J’ADORE ! Je n’en suis pas encore à porter un châle tricoté avec, mais il se pourrait que ça finisse par arriver ! Le rendu tricoté en 4,5 mm est hyper léger, mou, chaud mais on ne transpire pas du tout dedans, ça coupe le vent, ça s’adoucit de jour en jour. C’est une tuerie !

Alors est ce que je recommande ? Et bien… oui et non. Si vous aimez la laine typée, que vous êtes curieuses et que vous n’êtes pas gênée par les laines mentionnées au-dessus : carrément ! Si c’est pour un enfant, par contre, c’est non : je ne ferai jamais un pull au mien avec cette laine ‘^^. Elle est très très abordable, les couleurs sont belles, notamment les chinés. J’ai un gris et un bleu que j’aime d’amour fou fou fou, offertes par mon homme et ma famille pour mon anniversaire, il faut que je leur trouve un projet à la hauteur !

Pour en terminer avec les fournitures, il vous faudra aussi deux boutons que vous fassiez la version courte ou longue du pull ^^

Le patron

Il s’agir du pull/poncho/doudou ultime « Lemongrass » de Joji Locatelli, disponible sous le format de fiche payante en anglais sur ravelry. C’est un top-down, sans couture (on commence donc par l’encolure) qui comporte un très joli raglan grâce à des micro-torsades et un panneau de torsades très simple, qui fait une partie de son charme. Pas de panique : on torsade tous les 2 rangs mais c’est très très facile à lire !

La chose qui fait l’attrait et surtout l’originalité de ce pull-doudou est le corps du pull inspiré des ponchos : une fois les manches séparées, on va tricoter en aller-retour le devant puis le dos pour avoir un esprit poncho (et donc un pull-doudou qui ne boudine JAMAIS ). Pour moi, c’est le parfait pull pour cocooner avec classe à la maison (sur un legging comme je le porte aujourd’hui du fond de mon canapé) ou bien sur une robe ou un jeans dehors. Et comme Joji est la déesse du détail qui tue, le bas se termine par un très bel arrondi.

Une fois le dos et le devant tricoté, on va relever des mailles ( pleins de mailles, vous savez comme j’aime ça sincèrement) tout autour des deux pièces pour terminer avec des côtes 2/2 et en profiter au passage pour faire 2 boutonnières qui permettent de refermer les côtés du pull et de se lâcher sur les bouton.

Ensuite, on reprend les manches qu’on tricote en rond et on termine par une grande portion de côtes 2/2.

Enfin, on relève les mailles de l’encolure et on tricote un énorme col doudou en côtes 2/2

Est ce que j’ai aimé tricoter ce pull ? A la FOLIE ! Est ce que je compte recommencer dans un avenir proche ? En fait dès aujourd’hui dans un autre combo de fil, qui sera un peu plus près de l’échantillon d’origine. Est ce que je vous le recommande ? Ouiiiiiiiii

La patte de la linotte

Cette version a été pas mal modifiée, pour des raisons esthétiques mais aussi par pure nécessité. Commençons par la nécessité : l’échantillon. J’arrive à un échantillon de 17 mailles pour 10 cm après blocage, au lieu des 13 mailles de départ. MAIS le patron commence avec le même nombre de mailles pour TOUTES les tailles. Pour faire la différence, on tricote juste plus de rangs sur le raglan. J’ai donc suivi les conseils de Angelebeknits et j’ai tricoté mon pull jusqu’à avoir 17 cm de raglan avant blocage, c’est à dire que j’ai juste fait plus de rang d’augmentation. Et c’est tout. Pour retomber sur mes pattes sur le bas, ce n’était pas très compliqué : il a suffit de trouver la taille qui avait le même nombre de mailles à la séparation des manches et de suivre ces explications là ^^. Autre modification sur mon raglan : le fil d’origine a une très belle définition de point, il est retordu et fait parfaitement ressortir les torsades. Mon combo à moi était poilu et mon fil principal plutôt fragile : j’ai donc laissé tombé la micro-torsades prévue par le patron, et juste fait les augmentations intercalaires habituelles.

Autre modification majeure : j’ai drastiquement raccourcis mon pull : je voulais une version cropped pour aller sur mes robes : je n’ai pas trop la taille marquée, donc il vaut beaucoup mieux pour moi un pull qui s’arrête à peu près à ma taille naturelle qui a le bon ( ou le mauvais) goût d’être plutôt haute ‘^^. J’ai donc calculé la hauteur que prendrais la partie arrondie en faisant une bonne vieille de trois à partir du nombre de rangs pour 10 cm de MON échantillon ( mesuré sur le projet pour coller au plus juste) et du nombre de rang prévu par le patron. Une fois cette mesure en poche, j’ai tricoté tout droit sur la hauteur désirée moins le nombre de cm que j’avais trouvé ^^. Comme j’avais remarqué que mon échantillon avait un peu bougé en hauteur, j’ai retiré encore 2 cm ( 1 cm pour 10 cm à la louche). Et quand je l’ai bloqué, je n’ai pas DU TOUT trié dessus en hauteur ‘^^

Epic Fail ?

Je n’ai pas trop anticipé le fait que la laine allait prendre de la place en largeur ‘^^. Je voulais une forme un peu boxy, donc j’ai en plus pas mal tiré dessus en largeur et je me suis donc retrouvé avec un pull parfait en bas mais avec des manches trop larges ‘^^. Ce qui permettra de mettre autre chose dessous, voir plusieurs épaisseurs ce que le bas du pull permet complètement ;op. Peut être que de dos, il me fait des épaules de déménageuse mais bon, on est sur un gros pull quand même, donc j’imagine que c’est un peu logique ‘^^. Et puis les manches ont pris des km aussi en longueur par la même occasion : j’ai donc des mitaines intégrées si je veux quand je tape à l’ordinateur par exemple ou bien je peux rouler mes manches. Ce n’était pas vraiment prévu et c’est peut être un peu long mais bon, je vais m’y faire, moi qui aime tellement avoir les manches bien longues ;op

Après avoir tourné plusieurs mois autour de mon col (de Mai à hier quoi) j’ai pris la décision de le détricoter. Le but du patron est d’avoir un pull bien couvrant sur le haut du corps, il remonte donc très haut et le col roulé est donc très ajusté. Je n’avais absolument pas anticipé cet état de fait quand j’ai fait mon col. Je me suis donc retrouvé avec un col très proche du cou et je ne suis pas du tout fan ‘^^ Autant j’adore les gros cols biiiiiien dégoulinants, autant le col qui donne l’impression de chercher à vous étouffer… Donc, pris d’une illumination, j’ai commencé à défaire. En me disant que je garderai 4 ou 5 rangs de côtes et que je n’aurais qu’à rabattre de nouveau mon bazar. J’en ai un peu chié, il faut l’avouer, mais une fois commencé, je ne pouvais revenir en arrière. Faut dire la laine islandaise, une fois bloquée, elle fait corps avec la voisine de pallier et cette du dessous. J’ai cassé mon fil plusieurs fois, j’ai plusieurs mini boulettes MAIS ça valait franchement le coup, surtout que j’ai grand besoin de doudou dans lequel me rouler en boule en ce moment ‘^^. J’ai dû me rendre à l’évidence presque sur la fin de mon détricotage de l’extrême : l’encolure était beaucoup trop étroite pour ce que j’aime. J’aurais eu un genre de « Turtle nec » et je n’aime pas ça du tout en terme purement esthétique. J’ai eu un peu peur d’avoir tout défait pour rien et ne pas aimer mon pull mais en fait, laissé comme ça, c’est très bien : ça ne roulotte pas du tout. Peut être que je ferai un tour de mailles serrées un jour si ça se déforme mais pour le moment, ça me va très bien. Et j’ai une excuse parfaite pour tricoter un col pour aller avec justement ( avec du jacquard sans doute et un seul tour)vu que je n’ai pas de col de la bonne couleur. Et encore, tel qu’il est, il est parfait pour trainer à la maison ^^

Les photos portés

Et bé, ça en fait du blabla, pas vrai ‘^^ ! Ce matin donc, je n’avais qu’une envie, c’était porter mon nouveau doudou. Alors comme l’homme était en vadrouille à l’heure où on peut prendre les photos sur la terrasse, j’ai soudoyé Léo pour qu’il m’aide. C’est donc lui qui a pris les photos suivantes ^^

De dos, donc, on voit bien que j’ai de la matière en trop sur le haut, mais ce n’est pas grave du tout, j’aime mon pull et je me vois pas de dos alors, comme d’habitude, je m’en vais faire un vieux déni des familles

De côté, on voit bien qu’on est sur une forme un peu boxy, et c’est plus seyant avec une robe plus près du corps, je pense mais j’ai eu la flemme de me changer ( déjà que me bouger pour prendre 4 photos a demandé une énergie folle ‘^^)

On vous aussi fait quelques photos en gros plans comme on a pu :

J’aime vraiment beaucoup ce que donne le côté ouvert et arrondi de ce petit pull !

Et la preuve que mes manches sont biiiiien longues ‘^^

Là on est très proche de la vraie couleur de mon combo

Et pour finir, la même en pas presque pas pareil qu’au début, parce que je préfère ma tête dessus ;op

Oui, je suis bien blanche comme c…. mais par contre, j’ai juste le cheveux pas sec, hein, n’allez pas vous méprendre ;op

Et voilou ! L’article promis en fin de semaine dernière est enfin arrivé sur le blog ‘^^ ! Vous êtes convaincu.e.s par mon p’tit pull doudou vous aussi ? J’espère que oui, parce que je vais monter une version légèrement modifiée d’ici moins d’une demi-journée et donc, vous allez le revoir passer sous une autre forme dans l’hivers ^^ !

Couture

Le retour de la couture pour grande : celle qui était presque parfaitement parfaite….

A l’origine

J’ai trouvé sur Vinted une robe marinière que j’adore et que je porte sans arrêt : ample, trapèze, avec poches. Parfaite. Elle me va en haut, les épaules ne tirent pas et les emmanchures ne sont pas trop larges. C’est ma petite robe doudou parfaite, celle des matins où j’ai pas envie de le lever, celle des journées dures à affronter où celle des journée cocooning au fond du canapé.

J’avais repéré chez ma copine Fanny ( Contrendroit sur Instagram) un hack de patron pour en faire une copie mais je n’avais pas le patron correspondant et j’essaie de me calmer niveau achat de patron depuis 2-3 ans. Et puis une robe de ce type là nécessite quand même beaucoup de tissus, ce qui veut dire ne pas pouvoir se tromper…. Donc l’envie est restée en stand by pendant de très long mois. Et puis, en allant faire un tour sur le compte d’une de mes abonnées instagram , Melowtricot, j’ai repéré mon graal : un patron de La Maison Victor de 2016 qui était quasi pile ce que je voulais!

Après des fouilles archéologiques dans mon tas de magazine, j’ai exhumé le-dit numéro, pour me rendre compte au passage qu’il regorgeait de pépite : une jupe en jeans droite, un sweat pour mon zhomme et pour mon ado et une salopette pour Eliott ( avec pleins de schéma de montage !!! pleins pleins pleins…celles qui ont suivi mes déboires récentes en story savent pourquoi ça me met en joie ‘^^) et il me semble encore autre chose mais j’ai la flemme de remonter dans mon atelier pour vérifier ma mémoire me fait défaut. J’aurais mis juste quelques jours pour recopier le patron….

Le patron

Il s’agit donc de la robe « swing » du numéro de mars/avril 2016. Elle comporte 4 pièces : 2 manches, un dos et un devant. Elle est prévue pour un tissu extensible au tombé un peu lourd et elle est sensée être coupée dans le biais (C’est très clair avec le schéma de coupe du magazine). L’encolure devant est presque bateau, très haute et peu ouverte tandis que l’encolure dos est un col V pas trop profond ce qui veut dire qu’on ne voit sans doute pas pas la barre du soutif. Elle arrive au niveau des genoux et elle est moulante au niveau des bras et du haut du buste pour s’évaser rapidement. J’ai coupé un 38 auquel j’ai rajouté les marges de couture après avoir eu confirmation que le modèle taillait grand ( 5 minutes de petites recherches sur le net) mais de toute façon c’est ma taille chez La Maison Victor.

Côté explications/ recopiage de patron. Je n’ai pas vraiment regardé pour cette robe parce que je sais les monter et que ma méthode me convient très bien, mais il y a beaucoup de schéma et je les trouve vraiment très clair. A voir sur une pièce technique comme la jupe de ce numéro ce que ça donne…

Le magazine présente plusieurs pages de patron, imprimé recto/verso. Il faut parfois chercher sur plusieurs feuilles mais il n’y avait dans ce numéro que 2 patrons par pages, de deux couleurs différentes donc recopier le patron n’est pas difficile. Faut dire qu’après avoir décalqué 14 pièces pour une salopette dans un ottobre pour un fail dont il faut que je vous parle un de ces jours, quand j’aurais digéré, c’était noël cette fois ! Ceux qui savent savent comme dit

Petite note au passage : la tête de manche est vraiment étroite, j’étais un peu sceptique mais en fait ça va super bien !

Les fournitures

Pour la coudre, il faut compter pas mal de tissu si on la coupe dans le biais. Je voulais reproduire ma robe marinière fétiche, alors j’ai pioché dans mon stock un coupon de tissu à sweat léger marinère que j’avais acheté au printemps dernier chez Mamzelle fourmi. Je pense que c’est un genre de collection permanente parce qu’en repassant sur le site depuis, je l’ai vu plus ou moins en stock. J’ai ajouté un peu de stabilmanche au niveau des coutures d’épaules et de l’encolure ( on y reviendra) et le patron nécessite aussi du biais pour terminer l’encolure : ici du Wiltshire acheté à droguerie il y a des éons 5 ou 6 ans.

La patte de la linotte

La chose la plus importante à signaler c’est que je n’ai absolument pas coupé ma robe dans le biais : sinon mes rayures n’auraient absolument pas été dans le bon sens. Je ne sais pas si a changé quelque chose mais j’ai galéré ma mémé pour faire rentrer dans mon coupon ( il me semble, 1m 50 mais je ne suis pas sûre) J’ai donc coupé le devant en pliant mon tissu mais pas complètement en deux (2/3 1/3 je pense) pour gratter le plus de tissu possible pour caser une manche. Ensuite j’ai déplié mon tissu et j’ai replié l’autre extrémité de la même manière en mettant ma pièce dos dans l’autre sens pour gratter un max de tissu pour caser l’autre manche. C’était chaud mais c’est passé. Il me reste des mini chutes, que j’utiliserai pour faire un sweat à Eliott en jouant sur les imprimés, sans doute sur les manches, j’ai un reste de rouge de la même qualité de mon sweat d’amour le confortable ( même fournisseur, même qualité, il n’a pas pris une ride en presque 1 an)

Ensuite, je trouve l’encolure vraiment haute : la première chose que j’ai faite fut donc de l’abaisser de 1 cm on y reviendra bis

J’ai eu peur de la finition du col V, un truc qui m’a semblé un peu aléatoire qui se termine avec du thermocollant sous le biais Je ne voulais pas avoir froid au dos, alors j’ai changé aussi l’encolure dos.

Petite fierté personnelle : j’ai réussi à raccorder mon biais avec lui même presque parfaitement.

J’ai tout assemblé à la machine et pas à la surjetteuse rebelle for ever et comme d’habitude et j’ai utilisé mon pied à surjet et un fil contrastant qui rappelait le biais pour la finition intérieure.

J’ai piqué mon ourlet de manche à l’aiguille double en faisant juste un retour simple de 1 cm et tout s’est passé sans le moindre accro Victoireeeee pour le peuuuupleeeeee . Comme j’avais un peu peur qu’elle ne soit un chouïa étroite en bas alors j’ai rajouté 1 cm de large tout en bas de la pièce de chaque côté et j’ai juste retracé un trait depuis le haut de la manche et c’est nickel pour moi.

Et comme d’habitude, j’ai fait mon ourlet du bas à la main à point invisible.

Sur un coup de tête, au lieu de rabattre mon biais vers l’intérieur, je l’ai laissé apparent ( du coup, j’ai perdu mon cm d’encolure en moins ‘^^) et pour ne pas risquer de perdre en élasticité on en reparle plus bas ter j’ai fait la seconde couture à la main à point plus ou moins invisible mais pas du tout régulier et pas à la machine à coudre.

Epic fail ?

Je suis ravie de presque tout. Elle tombe hyper bien, mais elle n’est pas encore assez parfaite. En fait, je passe ma tête mais tout juste, vraiment tout juste. J’aurais pu gagner un peu en repliant le biais à l’intérieur complètement mais ça me plaisait trop comme ça, d’ailleurs, je le garde pour mes prochaines marinières (robe ou sweat note à moi-même : penser à retirer la marge d’ourlet). Ce n’est pas inconfortable mais je me retrouve avec la même encolure que sur le patron d’origine… du coup. J’ai eu peur que l’encolure ne se déforme alors j’ai mis du stabilmanche aussi tout autour . Je ne pense pas que ça joue beaucoup mais c’est vrai que le haut n’est pas du tout « élastique ». Sans doute que la finition au biais aurait eu la même conséquence… Mais bon. Je peux la porter et elle n’appuie pas sur ma gorge, alors on va dire que ça va.

J’ai presque réussi mes raccords, ils sont alignés par moment, presque alignés à d’autres endroits ou pas du tout aligné ‘^^. Vous verrez sur les photos portées et aussi sur la photo de la rubrique « le patron » que c’est mieux sur les côtés de la robe.

Pour la prochaine version, j’ai prévu de rallonger le patron de la jupe de 4 ou 5 cm, de creuser un peu plus l’encolure devant (déjà fait) et de rajouter des poches parce que quand même les poches c’est la vie (déjà patronné). J’ai un petit doute sur la hauteur d’emmanchures, je vais voir à l’usage avant de me décider mais je vais sans doute la descendre de un cm au moins car c’est très moulant. Petit bat… avait sorti un version sweat, il me semble un peu plus large que ma robe.. Autant je me ferai une version sweat l’automne prochain… à avoir !

Les photos portées

C’est le zhomme qui s’y est collé. Ne lui dites pas, je préfère celles de robin ;op. Nouveau spot validé depuis qu’on a rangé la terrasse : un peu plus de lumière donc une plage dans la journée plus longue pour prendre les photos et plus de prise électrique cracra ^^ Par contre, je vais devoir retravailler mes réglages car elles m’ont l’air un peu plus jaune, tiens…

J’avais un peu peur de l’ampleur car elle est plus courte que ma robe petit bat… mais finalement ça va. Fierté ultime pour mes presque raccords de côtés que vous pouvez presque voir sous mes bras, au passage…

Le dos est un peu moins large que le devant du coup, ça tombe bien et ça ne fait pas sac à patates ^^

On vous a fait un petit zoom sur l’encolure :

Je pense que le petit pli est un signe qu’il faut que je creuse encore un peu : 1 ou 2 cm au centre et 0,5 ou 1 cm au niveau de l’épaule….

Et pour finir, une petite photo de son futur meilleur ami mais ils se sont à peine rencontré, à savoir mon gilet d’amour monop d’ancienne collection trouvé à Brest en ultra méga sold il y a 2 étés.

Alors qu’est ce que vous en pensez ? ^^ Il est fort possible que vous voyez par ici dans les mois à venir d’autres « vieux » patrons, parce que je me suis replongée dans mes vieux magazines et j’ai trouvé pas mal de chose qui font de l’oeil. Mais aussi un peu peu de l’ottobre du printemps de cette année qui est plein de très bons basiques enfants pour lesquels je n’aurai pas besoin de leurs explications minimalistes ‘^^.

Vous me dites en commentaire si vous pratiquez aussi les magazines ? j’avais boudé un moment mais finalement, ça se fait pas trop mal, et je suis curieuse d’avoir votre avis ^^

Tricot

Test Knit pour Marianne Munier : Le gilet linotte

A l’origine

Tout est parti d’une quête de l’impossible, une quête au long cours, avec l’aide des copines pour trouver LE gilet doudou à torsades parfait. J’ai mis Marianne sur le coup, parce que je n’avais pas trouvé avec mon cahier des charges. Et comme elle non plus ne trouvait pas ce que je voulais… elle a proposé de me l’ECRIRE. Oui, vous avez bien lu, de me l’écrire. Comme je voulais, exprès pour l’échantillon que j’avais en stock à la maille et au rang près. Vous ne pouvez pas savoir comme j’étais fière et heureuse ! Si vous trainez par ici depuis un moment, si vous avez l’interview à laquelle j’ai répondu dans le magazine de noël de cette année de L’écheveau solidaire, vous savez à quel point j’ai de l’estime pour cette femme extra-ordinaire. Elle est mon amie et m’accompagne dans tous mes défis depuis des années mais cette proposition généreuse, c’était tellement inattendu ! C’est ainsi qu’est né le gilet qu’elle a nommé  » Linotte » , ce gilet de l’amitié !

Le fil

J’ai utilisé un trésor qui dort dans mon stash depuis un moment, acheté en destash, un fil qui ne se fait plus du tout dans un superbe « marine » tweedé que j »aime d’amour. Parce qu’il est intense et sombre mais lumineux en même temps et que les boulettes sont bleu-clair et noires. Une fois lavé, il est doux, il est mou mais sans faire serpillière. Il s’agit de la « Taïga » de Phildar, un fil DK/ light worsted, composé de laine et de nylon. J’avais fait des chaussons à mon amie Mathilde avec cette base, il y a presque 2 ans. Je l’ai tricoté en 4 alors que sur l’étiquette, il est noté 3,5 max, pour avoir un tricot un peu plus souple. J’ai monté la taille 3 pour mon 94 cm de tour de poitrine : pensez à bien avoir l’aisance prévue par le patron quand vous choisissez votre taille. Je ne sais pas si c’est ma tension, ou bien si c’est le fil qui est comme ça, mais en 3/ 3,5, il est beaucoup trop dense…. Je suis ravie-contente-heureuse-amoureuse du résultat bloqué mais…. On en reparle dans la section « Epic Fail » de l’article ^^ toujours la reine du teaser de ouf, hein ?

Le patron

Il s’agit du  » Linotte Cardigan » disponible sous la forme d’une fiche en français ou en anglais payante sur ravelry. Comme tous les patrons de Marianne, l’argent récolté est ensuite réservé à la recherche contre le Cancer. Il comporte 8 tailles, se tricote avec un échantillon de 18 mailles pour 26 rangs. La fiche comporte pas moins de 30 pages ! Toutes les tailles sont expliquées rangs par rangs jusqu’à la séparation des poches, avec des explications écrites ET un diagramme par taille et par zone. C’est un travail de titan ! Pas de « Tricoter les mailles comme elles se présentent » qui laisse pantoise les débutantes. Il s’agit d’un patron complexe, mais il est accessible à quelqu’un qui aurait déjà tricoté un gilet sans problème. Je vous fait dans ce qui suit un petit bilan des techniques utilisées ?

On commence par monter le dos, qui est tricoté tout en jersey endroit ce qui permet d’économiser du fil, d’alléger le gilet et reposer le cerveau ( même si ici les torsades sont hyper simples et donc tout à fait accessibles. Ensuite, on remonter des mailles et commencer les torsades d’un demi-devant avec quelques rangs raccourcis pour former une légère pente pour les épaules. On fera la même chose par la suite.

on intègre les torsades petit à petits mais pas de panique : tout est expliqué en détails, rang par rang dans la fiche ^^

Les emmanchures sont du même type que celles d’un boxy, on n’a donc pas de diminutions de ce côté là.

Par contre, on va tout de suite commencer à tricoter le col V qui caractérise les devant de ce joli modèle. Une pente douce, pour mettre en valeur une joli blouse par exemple ou un autre pull léger ^^

On va ensuite raccorder le dos et les demis-devant pour tricoter tout droit jusqu’aux poches. Parce oui, cette merveille à des poches ^^Le patron tient compte du fait que ma laine et la Gilliatt de De Rerum Natura que Marianne a utilisé pour ses deux versions de présentations se détendent beaucoup en longueur au blocage.

Mini Sibylle s’est tapé l’incruste sur les photos ‘^^

Je ne vous dirai pas comment elles sont tricotées car il y a un détail qui tue dans leur construction, je vous laisse découvrir comment se tricote cette poche qui n’a pas besoin d’être totalement cousue ( juste 2 petites coutures suffisent). En revanche, je peux vous dire que l’intérieur des poches poursuit les torsades : ça donne une poche bien moelleuse et permet d’avoir un tricot uniforme. On termine par une bande de côtes 2/2

Puis on relève les manches et avec quelques diminutions et du jersey endroit, on termine aussi par des côtes 2/2

Il ne reste plus qu’à relever la bande de boutonnage, la tricoter, le bloquer et l’aimer à la folie ^^

La Patte de la linotte

C’est moi qui avait donné le cahier des charges, alors il n’y avait pas grand chose à faire pas vrai ^^. Deux modifications mineures qui tiennent au fait que Marianne et moi faisons juste certaines choses différemment : que du subjectif ! D’abord, je ne ferme jamais mes gilets, je préfère les gilets ouverts et c’est d’ailleurs pour ça que j’avais du mal à trouver ce que je voulais : il faut un col légèrement en V mais pas trop et des pans pas trop larges. J’ai donc juste omis les boutonnières et je n’ai pas cousu de boutons. Et je préfère mes gilets un chouïa plus long, j’ai donc tricoté au final 12 rangs de plus que Marianne qui préfère quand ses gilets arrivent un peu plus haut. Vous voyez, rien de terrible : je vous l’ai dit en intro déjà : ce gilet est une pépite et il est parfait comme il est écrit ^^

Epic Fail ?

j’ai déjà tricoté ce fil sur un petit projet, je savais comment il allait se comporter au blocage, je sais à quel point il serait parfait, je savais que le gilet était parfait, je voyais les versions des pesteuses avancer et se terminer…. S’il n’y avait pas eu tout ça, j’aurais sans doute défait le mien pour partir sur une autre laine.

Parce que ce fil fut une HORREUR à tricoter pour mes mains de mémé de 40 ans. Une horreur : ça ne glissait pas du tout il fallait que je force comme un âne, que je tire sur mes mailles et le temps était humide. Combo parfait pour tricoter à la vitesse d’un escargot neurasthénique 😦

J’ai vraiment souffert sur ce projet. J’ai vu le moment où je serais incapable de terminer dans les temps du test alors que j’avais commencé quasi tout de suite et que Marianne avait donné de début Janvier à début Mars… Mais j’ai rabattu mes mailles le vendredi à 2 heures du matin ( samedi donc ‘^^) , j’ai bloqué le samedi aux aurores et j’ai fait les photos en courant en sortant du boulot lundi . J’étais prête quelques minutes avant que Marianne ne poste sur Instagram la sortie de son joli patron, l’honneur était sauf ‘^^

Les photos portées

Soir de mistral, j’ai couru mettre ma jolie désinvolte en robe, par dessus mon pantalon et j’ai cadré en fonction.

sauf pour celle là que j’aime beaucoup ^^

J’ai fait appel à Robin pour appuyer sur le bouton quand il est devenu évident que le mieux que j’aurais serait ça. Même si je l’aime beaucoup celle-là, ce n’est pas trop comme photo de présentation ‘^^

Je porte donc mon gilet, comme ça : Mais il est parfait avec un jeans, il est parfait sur une robe salopette, il est parfait sur une jupe, il est parfait sur tout ;op

Mais je peux aussi m’emmitoufler dedans en mode cocoonage le dimanche matin, par exemple

Comme je vous l’ai dit, le dos et les manches sont en jersey endroit

Et voici ce qu’il donne de côté

Son joli col en V, ne glisse pas et il est ouvert en ce qui me concerne, juste comme il faut

Les poches sont bien grandes et toutes chaudes et douces, un vrai bonheur !

C’est vraiment encore une fois mon gilet rêvé qui va avec tout !

Et vous alors : qu’est ce que vous en pensez ?

Tricot

Un tunique doudou

ça fait beaucoup de doudou par ici, en fait… Mais ça reflète bien ce que je veux en de moment… de la doudouïnesse cherchez pas c’est une invention linotesque ;op

A l’origine

Il y a fort longtemps, j’ai mis de côté ce patron, en me disant que JAMAIS je n’aurais le courage de le tricoter mais que, quand même…. enfin bref, l’espoir faisant vivre comme on dit, j’ai mis en favoris sur Ravelry, et puis les pelotes ont roulé sous les ponts….

L’hivers dernier, en janvier 2020, donc je me suis dit que vu que mon budget n’était pas élastique et que j’étais une « Progress knitter » comme disent les anglais ( c’est à dire que je tricote pour le plaisir de tricoter avant tout), il était temps de chercher des projets qui m’occuperaient longtemps et qui me ferait faire des économies. Bon on est d’accord, le plan étant de ne pas acheter de laine entre temps, mais on est nombreuse à être des stash percé, par vrai ‘^^. A la même période, j’avais déjà exploré du côté des laines dites de pays pour ne pas dire qui grattent et j’avais découvert mon amour inconditionnel pour ces fils. J’ai donc eu une illimination : et si je tricotais mon projet au long cours dans de la supersoft, puisque maintenant je la supporte et qu’elle ne coute pas grand chose? Faut dire que j’avais envie d’une robe ou d’une tunique, en fingering pour alléger la silhouette et que à 4 euros et quelques les 287, 5 m au 50 gr, on avait le combo parfait ! J’ai donc déterré mon favoris, tout au fond de sa liste, et j’ai fait un échantillon en 3,5 mm. Trop grand. En 3 mm, trop grand. Alors j’ai soupiré et j’ai dégainé les 2,75 mm… parfait ! J’ai donc tricoté une TUNIQUE, en laine qui gratte (enfin moi, elle me gratte pas, hein, enfin plus, soyons claire) ET en 2,75 mm… Si c’est pas être une  » Progress knitter, ça…. Qui a dit masochiste au fond ?

Les fournitures

J’ai donc retourné les nuancier de Holstgarn pour trouver mon combo. D’ailleurs j’ai retourné les fiches projets ravelry pour voir ce que ça donnait. Faut dire que même si mon projet de départ était un peu foufou je voulais tout de même au final la porter, hein, cette tunique. Donc j’ai fini par jeter mon dévolu sur la couleur « cloudberry » qui est un bleu/violine superbe ( en fait à le regarder de plus prêt, il est tout simplement chiné : un fil violet, un fil gris foncé et un fil bleu) pour la couleur de fond et « elderberry » que j’ai utilisée pour ce bandeau d’ailleurs pour la couleur contrastante (chez laine et tricot). Je vous ai dis que c’était tricoté en 2,75 mm ? ;op J’ai utilisé en tout 290 grammes de fil ( 25 gr de la contrastante et tout le reste de la couleur principale). ça nous fait donc une tunique manche 3/4 en laine 100 % naturelle pour 25 euros et 20 cts. Et je vous cache pas que ça occupe un moment ‘^^. Ah il vous faudra un petit bouton, au passage.

Le patron

Il s’agit donc de la « still light tunic » de Vera Välimäki, une des grandes papesses du design, à mon humble avis pas assez tricotée en France, un patron en anglais, payant et disponible sur Ravelry, datant de 2010 ( et que j’ai mis en favoris à la naissance de Léo ( N°2 pour celles qui suivent parfois mes déboires en story) en 2011. D’ailleurs une idée de Kal est en train de germer dans mon esprit, je reviendrai vous en parler très vite. Conformément aux indications, à mon tour de poitrine et avec l’échantillon j’ai tricoté la taille M.

Il s’agit d’une tunique, en top down, sans couture, initialement prévue pour être tricotée en Alpaca de drops… Avec des poches, oui madame !

On commence par la bande de côtes puis on forme un raglan très classique, cette partie là va relativement vite, même avec des cure-dents.

D’ailleurs dans le dos, on a une petite boutonnière, ça forme une jolie goutte une fois portée.

Ensuite, quand on commence à se dire qu’on en voit pas le bout, c’est là qu’on sépare les manches (qu’on tricotera plus tard). Quand vous tricotez un pull, c’est le moment où vous poussez un petit soupire de soulagement, parce que vous venez de réduire vos mailles d’environ un 1/3. Sauf que ici, on va continuer 2 lignes d’augmentation sur le devant. Et c’est là que la magie du design opère. Parce que ce patron est HYPER intelligent, enfin, pardon, plutôt sa créatrice est hyper intelligente. Bon, je ne vous cache pas que c’est un peu RELOU au bout d’un moment, même pour une « Progress knitter », hein, parce que fini par un faire un paquet de p…. de mailles…. Et que on a l’impression de faire du sur-place. Mais… mais … J’avais hyper hâte d’arriver aux poches. Je garde le mystère, c’est tellement malin ! Mais à un moment, hop, par magie, vous avez des presque des poches, et vachement de mailles en moins. De la magie, je vous dis! Il faudra certes reprendre des mailles et en remonter pour faire les fonds de poches mais c’est que ça se mérite, de belles poches.

Après, on tourne encore tout à l’endroit, on fait fait des côtes 2/2, on rabat. On passe aux manches, avec leur côtes.

Et on est sensé avoir une tunique flatteuse, proche du corps en haut mais flou en bas, vous savez sur le gras hérité des raclettes, ou des grossesses antérieures suivant le cas. On en reparle un peu plus bas…

La patte de la linotte

Je n’ai pas modifié grand chose au patron, juste des détails tout bête, en même temps j’aurais été incapable de l’écrire alors je n’aurais pas pu améliorer grand chose ‘^^. J’ai juste rajouter une couleur contrastante pour le fun et par ce que j’hésitais entre ces 2 couleurs de fond ;op

Epic fail ?

Commençons par un détail, je ne sais pas comment j’ai fait mon compte, mais en tricotant mon fond de poches, je me suis foirée au moment du rabat. La couture n’est pas exactement dans l’axe et ça donne une épaisseur supplémentaire sur la côté mais ça ne se voit pas du tout alors on s’en moque ‘^^

Plus gênant, je me suis gourée quelque part sur le raglan. Je ne sais pas où. Mais j’avais pour le devant ( uniquement) un nombre de mailles qui étaient un entre-deux tailles ( S et M). J’avais déjà l’intuition que quelque chose n’allait pas trop en terme de taille, alors j’ai bidouillé et j’ai réparti les mailles manquantes pour placer les marqueurs des augmentations sous la poitrine en trichant : un peu moins de mailles au milieu, et quelques mailles prises sur les côtés. Et ensuite, roule ma poule. Le patron expliquant par la suite ce qu’il fallait faire par rapport aux marqueurs et non par rapport à un compte de mailles, ça n’avait pas une grande importance…

J’ai donc étalé ce tricot entre le 12 février et le mois d’Avril .J’ai fini ma robe en plein confinement et à l’époque où porter une robe en laine, même légère, n’a pas beaucoup de sens. Mais une fois tombée de mes aiguilles je l’ai essayé … et … BIG fail… Elle était trop grande. Portable, mais trop grande. Je vous raconte les boules, parce que je l’ai fantasmé 4 mois ma robe entre le moment où j’ai commencé à y réfléchir et le moment où elle est tombée de mes aiguilles. Elle allait si bien avec mon gilet aubergine, je lui avais tricoté un headband assorti, je me voyais déjà faisant la maligne en salle des profs, roulée en boule sous un plaid dans mon canapé bref… Les boules. J’ai donc mesuré mon échantillon… il est parfait sur le haut du raglan, donc en février. Fin février, chez le chat qui tricote en séparant les manches : hop, 1 mailles en plus ! En Mars, je séparais les manches et j’avançais le corps… hop, 1 mailles de plus pour 10 cm. Bref… ma tension a changé en cours de route et/ou avec le poids du tricot…. Donc j’aurais pu au choix tricoter en 2,5 ou moins relou, tricoté une taille de moins.

J’ai donc attendu pour la bloquer. Je l’ai fichu en boule au fond du panier des projets à bloquer (encore plein d’ailleurs, 1 châle de confinement, une couverture de confinement, un gilet de confinement et une layette d’il y a 3 ans attendent sagement leur tour…). Je me suis dit tout de suite,  » foutue pour foutue, tu vas le coller à la machine et le faire feutrer, nah ! » mais j’avais les foies un peu, hein… Alors j’ai attendu, attendu, attendu. Je lui avait même rentré ses fils ! Il ne manquait que ça et un bouton…. La semaine dernière, alors que je me gelais sur mon canapé malgré 3 paires de cho7, oui 3, je l’ai collé à la machine, programme 30 % avec un peu de lessive et d’adoucissants. et elle n’a pas feutré, la bougresse ! la laine est devenue douce (bon je crains plus pas , hein , je rappelle), elle a gonflé, la couleur est sublime elle a du drapée, elle est légère mais chaude… Je l’aime. Elle n’est absolument ps flatteuse mais je l’aime. Idéalement, il faudrait que la détricote en 2,5 ou bien une taille en dessous dans les mêmes couleurs et que je troque celle-ci mais…. J’ai trop d’envie en ce moment. Je mets de côté pour plus tard. On sait jamais…. Mais pas cette année, enfin, je ne pense pas…

Les photos portées

Bon alors je ne sais pas ce qui c’est passé mais… cette série a une lumière bizarre, mais je les trouve pas mal alors je les ai gardées. Vous remarquerez peut-être mon téléphone par moment, je l’ai utilisée comme télécommande…. Mais bref… Commençons par les traditionnelles…

De côté

De dos

Et donc elle est…. trop grande…. je vous montre …

C’est sensée être une robe avec Zéro aisance, voire aisance négative… PERDU ‘^^

Je vous ai fait aussi quelques gros plans, parce que même si elle est trop grande, elle le mérite quand même !

Et le haut du dos

Vous avez vu, je suis une mutante, j’ai l’arrière des oreilles qui brillent.

Avec mon gilet aubergine monop’ que j’adore d’amour fou, c’est pas mal ! Je pense la mettre beaucoup le week end et en vacances en l’état.

A toute fin utile, je précise que je porte RIEN sous ma robe et que je le sens absolument pas… Vous aller sans doute voir passer pas mal de supersoft aussi par ici, du coup ! Qui sait, peut être même avec du mohair si ça se trouve ! Voilà, ça faisait longtemps que j’avais pas autant écrit, pas vrai ‘^^