Couture

Petite collection printemps/été 2021 : la jupette en lainage

A l’origine

Voilà, je l’ai promis, elle arrive ! voici la première jupe que j’ai cousues d’après le petit tableau dont je vous ai parlé l’autre jour. Je vous la fais courte au cas où vous ayez déjà lu l’article : j’ai fait un tableau pour représenter mes envies/besoins couture à partir des tissus et patrons que j’avais déjà. J’ai rajouté en cours de route un ensemble à porter tout de suite, parce que les températures étaient redescendues et que j’étais frustrée de ne pas pouvoir porter les cousettes tout de suite. Donc après avoir cousu le sweat d’amour dont le lien est juste au-dessus, j’ai cousu une jupe en lainage. Enfin, plus précisément, j’ai cousu la jupe d’abord ‘^^, mais ce n’est pas grave ;op

Donc. J’avais ce coupon dans mon stock depuis un an à peu près, un lainage de très belle qualité avec des pois. J’avais acheté ce qui restait car c’était une fin de rouleau, donc juste 1 m. J’aurais adoré faire une nénuphar dedans mais je n’en avais pas assez. Avec ses manches longues, impossible de l’y faire rentrer, faut pas se leurrer. Et puis vu qu’il faut plus d’un 1 m pour faire un sweat, hein, une veste même courte… à moins d’avoir une laize de 2m … Bref.

Donc, ce coupon était sans projet. Beau, mais sans projet. Une honte quoi ! J’ai très vite pensé à m’en servir pour faire une petite jupe, mais je n’avais pas de patron en tête. J’avais écarté une robe ( et maintenant que j’ai bien entamé mon coupon, c’est mort car jusqu’à il y a quelques jours, pour moi une robe comme j’aime ne rentrait pas dans un petit mètre). Jusqu’à ce que je me gèle sur mon canapé et en me disant qu’ une petite jupe en lainage ce serait pas mal du tout. Je venais de coudre ma jupette couleur de soleil et je me suis dit que vu que ce coupon malheureux était aimé mais sans patron, je pouvais tenter une jupe maison, car ce que j’avais en tête, je pouvais faire 2 versions dans mon coupon.

Je me la suis jouée une peu kamikaze sur ce coup là, mais bon, j’étais dans l’euphorie des projets de ce fameux tableau, tout finissait par bien se passer, alors j’ai foncé. Et j’ai bien fait !

Les fournitures

Bon un coupon de lainage est à l’origine de tout : je ne sais plus la composition ni la provenance ( cousette ou bien the sweet mercerie) avec des rayures et avec des pois. J’avais peur des raccords ce qui éliminait un certain nombre de patrons pour moi qui ne suis pas exactement une experte en la matière. Le tissu est lourd mais il a un tombé surprenamment fluide. Il ne s’effiloche pas de manière dramatique. Il se coud hyper facilement malgré son épaisseur. Un vrai bonheur. Punaise comme une nénuphar aurait été atomique dedans !!! Seul petit bémol à l’heure où je vous écris avec ma jupette sur les cuisses assises à mon bureau : il grattouille un peu. Je sais que les cuisses sont la partie de mon anatomie qui résiste encore et toujours à l’envahisseur, oups, à la laine kipic donc je sais que ça va s’arranger et c’est déjà en train de passer.

Pour l’accompagner, j’ai pioché dans mes chutes de petits sans chéri, pareil pour le passepoil et j’ai utilisé un peu moins d’1 mètre de biais liberty capes BLEU CANARD ( une tuerie) dont j’ai réussi à chopper une fin de rouleau chez Mamzelle fourmi et un reste de biais froufrou à étoile. Et pour la fermeture éclair, seule chose achetée exprès pour cette jupe, je suis allée chez ma petite mercière de presque quartier pour chopper une fermeture métal grise qui rappelle les rayures, ce qui m’allait bien puis qu’elle allait être apparente.

Le patron et la patte de la linotte

Si j’avais bien fait les choses quand j’ai cousu mon autre petite jupe en pseudo lainage ( qui est beaucoup moins chaud, soit dit en passant) à partir de la jupe Ori de l’usine à Bulles que j’avais reporté toutes les modifications sur le patron, j’aurais refait la même parce que j’adore la porter et la forme. Mais je ne l’ai pas fait et je ne me souviens plus du tout de ce que j’avais fait, mis à part le fait que j’avais galéré à mort pour l’ajuster et que cette réussite est née d’une cascade de bêtise de ma part ‘^^.

Donc, j’ai dessiné les pièces devant et dos (1 seul morceau à chaque fois) à partir d’une jupe de aime comme Marie ( dont je n’aime au passage ni les patrons au passage ni les explications) que j’avais déjà beaucoup retravaillée à l’époque en redessinant les côtés pour qu’ils collent à mes hanches, en rallongeant déjà à l’époque parce qu’elle était beaucoup trop trop courte, même si c’est une mini. Et en rallongeant les pinces parce qu’avec mes fesses plates, elle tombait trop bizarrement. En fait de la jupe d’origine, je crois qu’il ne reste que la parementure de Zip, à la réflexion…

Je n’ai pas osé dessiner une ceinture, ce que je regrette un peu aujourd’hui mais je pense que je vais m’y coller très bientôt pour améliorer mon patron encore une fois.. Par contre, ce qui me rend très fière de moi, c’est que j’ai dessiné des poches. Pas des poches prises dans les coutures, pas des poches plaquées, des vraies poches en biais. Fierté ultime ! Avec la pièce qui permet la continuité du devant et un fond de poche.

Les deux fils qui dépassent ont été coupés juste après la photo, promis juré !

J’en ai déjà cousu plein, de ce type de poches. Mais j’avais peur de me lancer. Vous en avez par exemple sur la Rydell de Odv patron que vous allez voir très bientôt ici, sur la jupe Ori, sur la robe Belladone par exemple. J’ai dessiné la partie du dessus avec une partie de Rydell d’ailleurs, et j’ai adapté la partie du dessous avec les bords de mon patron de jupe devant de base. Au passage, j’ai fait HYPER gaffe à mes raccords et.. ça a fonctionné ! Je ne me voyais pas avec des rayures non alignées, ça m’aurait rendu dingue. J’ai dessiné le départ de chaque rayure sur le papier à patron sur la pièce du dessus, j’ai posé la pièce du dessous…. dessous, et j’ai continué les rayures au crayon en tenant compte du droit fil. Quand j’ai découpé mes tissus, je n’ai eu qu’à faire coïncider mes gribouillis avec les rayures du tissu. Et voilà !

Parce que c’était une petite chute et que j’étais dans l’euphorie comme je vous ai dit, j’ai mis du passepoil petit pan, il me restait juste de quoi souligner les poches et pour le fond de poches, du petit pan aussi, un autre motif mais dans les mêmes tons.

La fermeture est sur le dos, ce qui est beaucoup mieux pour ma morphologie ( mon dos n’est pas cambré, donc je peux )ce qui me permet de pouvoir reprendre les côtés si nécessaires à cause de mes non-hanches. Ici, elle est apparente, j’ai eu peur de poser une fermeture invisible et j’aime cette manière de finir zip. Elle demande de la minutie mais en dégarnissant bien, c’est pas mal ! Simplement, je préfère finir la parementure avec lui biais parce que c’est vachement plus joli que de juste laisser le bord à cru ou surjeté.

Pour l’ourlet du haut, j’ai utilisé du biais apparent comme sur la mini de départ. Pour l’ourlet du bas, j’ai juste surjeté le bas et j’ai fait un bord à la machine tout bête. Tout les moyens sont bons pour que la jupe reste le plus trapèze possible ‘^^

Dernière chose, j’ai encore rallongé la version déjà rallongée que j’adore d’ailleurs telle qu’elle est (j’ai mis en story ma version à étoiles, ma préférée je pense) mais qui n’est pas exactement boulot-avec-des-ados compatibles.

Epic fail ?

Ça aurait pu mais en partant d’une base déjà très largement adaptée et qui me va comme un gant, je n’ai pas pris grand risque au final. Ce qui n’empêche pas que je suis hyper fière de moi (mais le fait de ne pas avoir fait de partie ceinture est un grand regret aujourd’hui mais j’ai encore du tissu), tout s’est passé quasiment parfaitement. J’ai juste eu la flemme de changer de canette pour piquer ma fermeture éclair et la couture en plus n’est pas over précises, mais déjà que dans c’est dans mon dos, j’arrive à fermer les yeux, imaginer ce que ça donne à l’intérieur du dos …

Et parce que c’est une blague récurrente chez moi, il faut toujours que le haut des fermetures soit euh… je vous laisse voir, ça sera très parlant

Pourtant, je vous JURE que mes deux côtés sont identiques et j’ai coupé dans le milieu du dos. donc le bas est forcément droit…. bref….

Les photos portées

Deux minutes sur la terrasse, cette fois juchée sur un tabouret que vous ne voyez pas là bas, pour que vous puissiez voir toute la jupe, et le haut. On est sur une jupe taille semi basse, qui tient sur les petites hanches, qui est l’endroit le plus courbe sur mon anatomie, si on peut parler de courbes, hein… Pseudo courbes ? absence de courbes? rayer la mention inutile.

De dos, avec des pinces plus longues, le bas ne rebique pas, contrairement à ce que donne le patron de base sur moi et d’autres au passage.

Il faut vraiment que je rase ce dos à nouveau, hein !

Un petit coup de profil, pour coller à l’habitude ici des photos types photo policières en vues d’une incarcération. Tiens, ça me fait penser que je pourrais en prendre une fois avec un petit panneau pour pousser l’analogie jusqu’au bout ;op

Et sans le sweat relevé, parce que c’est comme ça que j’ai conçu la tenue au départ.

Cette jupe d’accorde très bien avec mes pulls aussi, mais là il faisait trop chaud ^^. Je vais en profiter les quelques jours où je pourrais encore et la ressortirai avec plaisir à l’automne, je pense ^^

Le prochain projet présenté ici, si rien ne s’intercale entre les deux, sera une autre jupe, que je devrais porter un peu plus longtemps, je pense ^^

Tricot

Test Knit pour Marianne Munier : Le gilet linotte

A l’origine

Tout est parti d’une quête de l’impossible, une quête au long cours, avec l’aide des copines pour trouver LE gilet doudou à torsades parfait. J’ai mis Marianne sur le coup, parce que je n’avais pas trouvé avec mon cahier des charges. Et comme elle non plus ne trouvait pas ce que je voulais… elle a proposé de me l’ECRIRE. Oui, vous avez bien lu, de me l’écrire. Comme je voulais, exprès pour l’échantillon que j’avais en stock à la maille et au rang près. Vous ne pouvez pas savoir comme j’étais fière et heureuse ! Si vous trainez par ici depuis un moment, si vous avez l’interview à laquelle j’ai répondu dans le magazine de noël de cette année de L’écheveau solidaire, vous savez à quel point j’ai de l’estime pour cette femme extra-ordinaire. Elle est mon amie et m’accompagne dans tous mes défis depuis des années mais cette proposition généreuse, c’était tellement inattendu ! C’est ainsi qu’est né le gilet qu’elle a nommé  » Linotte » , ce gilet de l’amitié !

Le fil

J’ai utilisé un trésor qui dort dans mon stash depuis un moment, acheté en destash, un fil qui ne se fait plus du tout dans un superbe « marine » tweedé que j »aime d’amour. Parce qu’il est intense et sombre mais lumineux en même temps et que les boulettes sont bleu-clair et noires. Une fois lavé, il est doux, il est mou mais sans faire serpillière. Il s’agit de la « Taïga » de Phildar, un fil DK/ light worsted, composé de laine et de nylon. J’avais fait des chaussons à mon amie Mathilde avec cette base, il y a presque 2 ans. Je l’ai tricoté en 4 alors que sur l’étiquette, il est noté 3,5 max, pour avoir un tricot un peu plus souple. J’ai monté la taille 3 pour mon 94 cm de tour de poitrine : pensez à bien avoir l’aisance prévue par le patron quand vous choisissez votre taille. Je ne sais pas si c’est ma tension, ou bien si c’est le fil qui est comme ça, mais en 3/ 3,5, il est beaucoup trop dense…. Je suis ravie-contente-heureuse-amoureuse du résultat bloqué mais…. On en reparle dans la section « Epic Fail » de l’article ^^ toujours la reine du teaser de ouf, hein ?

Le patron

Il s’agit du  » Linotte Cardigan » disponible sous la forme d’une fiche en français ou en anglais payante sur ravelry. Comme tous les patrons de Marianne, l’argent récolté est ensuite réservé à la recherche contre le Cancer. Il comporte 8 tailles, se tricote avec un échantillon de 18 mailles pour 26 rangs. La fiche comporte pas moins de 30 pages ! Toutes les tailles sont expliquées rangs par rangs jusqu’à la séparation des poches, avec des explications écrites ET un diagramme par taille et par zone. C’est un travail de titan ! Pas de « Tricoter les mailles comme elles se présentent » qui laisse pantoise les débutantes. Il s’agit d’un patron complexe, mais il est accessible à quelqu’un qui aurait déjà tricoté un gilet sans problème. Je vous fait dans ce qui suit un petit bilan des techniques utilisées ?

On commence par monter le dos, qui est tricoté tout en jersey endroit ce qui permet d’économiser du fil, d’alléger le gilet et reposer le cerveau ( même si ici les torsades sont hyper simples et donc tout à fait accessibles. Ensuite, on remonter des mailles et commencer les torsades d’un demi-devant avec quelques rangs raccourcis pour former une légère pente pour les épaules. On fera la même chose par la suite.

on intègre les torsades petit à petits mais pas de panique : tout est expliqué en détails, rang par rang dans la fiche ^^

Les emmanchures sont du même type que celles d’un boxy, on n’a donc pas de diminutions de ce côté là.

Par contre, on va tout de suite commencer à tricoter le col V qui caractérise les devant de ce joli modèle. Une pente douce, pour mettre en valeur une joli blouse par exemple ou un autre pull léger ^^

On va ensuite raccorder le dos et les demis-devant pour tricoter tout droit jusqu’aux poches. Parce oui, cette merveille à des poches ^^Le patron tient compte du fait que ma laine et la Gilliatt de De Rerum Natura que Marianne a utilisé pour ses deux versions de présentations se détendent beaucoup en longueur au blocage.

Mini Sibylle s’est tapé l’incruste sur les photos ‘^^

Je ne vous dirai pas comment elles sont tricotées car il y a un détail qui tue dans leur construction, je vous laisse découvrir comment se tricote cette poche qui n’a pas besoin d’être totalement cousue ( juste 2 petites coutures suffisent). En revanche, je peux vous dire que l’intérieur des poches poursuit les torsades : ça donne une poche bien moelleuse et permet d’avoir un tricot uniforme. On termine par une bande de côtes 2/2

Puis on relève les manches et avec quelques diminutions et du jersey endroit, on termine aussi par des côtes 2/2

Il ne reste plus qu’à relever la bande de boutonnage, la tricoter, le bloquer et l’aimer à la folie ^^

La Patte de la linotte

C’est moi qui avait donné le cahier des charges, alors il n’y avait pas grand chose à faire pas vrai ^^. Deux modifications mineures qui tiennent au fait que Marianne et moi faisons juste certaines choses différemment : que du subjectif ! D’abord, je ne ferme jamais mes gilets, je préfère les gilets ouverts et c’est d’ailleurs pour ça que j’avais du mal à trouver ce que je voulais : il faut un col légèrement en V mais pas trop et des pans pas trop larges. J’ai donc juste omis les boutonnières et je n’ai pas cousu de boutons. Et je préfère mes gilets un chouïa plus long, j’ai donc tricoté au final 12 rangs de plus que Marianne qui préfère quand ses gilets arrivent un peu plus haut. Vous voyez, rien de terrible : je vous l’ai dit en intro déjà : ce gilet est une pépite et il est parfait comme il est écrit ^^

Epic Fail ?

j’ai déjà tricoté ce fil sur un petit projet, je savais comment il allait se comporter au blocage, je sais à quel point il serait parfait, je savais que le gilet était parfait, je voyais les versions des pesteuses avancer et se terminer…. S’il n’y avait pas eu tout ça, j’aurais sans doute défait le mien pour partir sur une autre laine.

Parce que ce fil fut une HORREUR à tricoter pour mes mains de mémé de 40 ans. Une horreur : ça ne glissait pas du tout il fallait que je force comme un âne, que je tire sur mes mailles et le temps était humide. Combo parfait pour tricoter à la vitesse d’un escargot neurasthénique 😦

J’ai vraiment souffert sur ce projet. J’ai vu le moment où je serais incapable de terminer dans les temps du test alors que j’avais commencé quasi tout de suite et que Marianne avait donné de début Janvier à début Mars… Mais j’ai rabattu mes mailles le vendredi à 2 heures du matin ( samedi donc ‘^^) , j’ai bloqué le samedi aux aurores et j’ai fait les photos en courant en sortant du boulot lundi . J’étais prête quelques minutes avant que Marianne ne poste sur Instagram la sortie de son joli patron, l’honneur était sauf ‘^^

Les photos portées

Soir de mistral, j’ai couru mettre ma jolie désinvolte en robe, par dessus mon pantalon et j’ai cadré en fonction.

sauf pour celle là que j’aime beaucoup ^^

J’ai fait appel à Robin pour appuyer sur le bouton quand il est devenu évident que le mieux que j’aurais serait ça. Même si je l’aime beaucoup celle-là, ce n’est pas trop comme photo de présentation ‘^^

Je porte donc mon gilet, comme ça : Mais il est parfait avec un jeans, il est parfait sur une robe salopette, il est parfait sur une jupe, il est parfait sur tout ;op

Mais je peux aussi m’emmitoufler dedans en mode cocoonage le dimanche matin, par exemple

Comme je vous l’ai dit, le dos et les manches sont en jersey endroit

Et voici ce qu’il donne de côté

Son joli col en V, ne glisse pas et il est ouvert en ce qui me concerne, juste comme il faut

Les poches sont bien grandes et toutes chaudes et douces, un vrai bonheur !

C’est vraiment encore une fois mon gilet rêvé qui va avec tout !

Et vous alors : qu’est ce que vous en pensez ?

Tricot

Ma première étole

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J’ai repéré ce patron à sa sortie, en mars 2018 : il a atterri dans ma liste mais j’avais peur de l’échantillon (16 m pour 10 cm en fingering) que je ne peux absolument pas avoir avec une laine aussi fine. Ce qui veut dire passer sur de la sport ou de la DK et alors le budget….  Je l’ai donc laissé sur ma liste et puis le temps a passé. Et cet été « Ilumination » ! Je pouvais utiliser mon combo chouchou du moment : Titicaca et holstgarn ! J’avais acheté des pelotes isolées de tititcaca pour tester des combos de couleurs  : alors l’étole est revenue sur le devant de la scène en Septembre. J’ai fait mes échantillons que je vous ai montrés ici d’ailleurs au gré d’un mini article « petits projets du mois ». J’ai commencé d’autres choses, j’ai défait beaucoup de choses. Et puis ce projet est revenu comme une évidence : j’ai besoin de tricoter du nouveau, je n’ai jamais tricoté ce type d’étole, j’avais envie de tricoter un châle avec ce type de mélange : le timing semblait donc parfait !  Juste avant ça, j’avais tenté un « Monument shawl » avec un combo coast/titicaca, mais la laine était trop fine et trop molle : l’icord centrale et le motif en mini torsade ne rendait rien et je n’ai pas osé attendre le blocage pour voir. Alors j’ai monté mon étole, juste avant de partir 2 jours dans les Cévennes pendant les vacances. Il m’aura fallu 2 semaines et demi pour tricoter ce patron ! Un record pour moi en ce moment qui tricote peu : j’avais enfin renoué avec ce tricot/plaisir détente… enfin…. presque ‘^^

Les fournitures

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J’ai décidé au début de l’année de n’acheter que si j’avais auparavant vidé ou pour compléter des laines que j’avais déjà. Ce n’est pas encore l’âge de raison mais on va dire que je m’en rapproche ‘^^. Pour ce projet, j’ai donc utilisé des laines que j’avais déjà. J’aime vraiment beaucoup la Holstgarnn, parce qu’elle est rustique, fine (on reparlera bientôt de ma robe tricotée en 2,75 ;op) , pas chère, bio et que la palette de couleurs est dingue. J’ai commencé à la tricoter en 2011, après la naissance de Léo : principalement de la coast mais aussi un peu de la noble. A la naissance de Robin il y a 7 ans et demi donc, j’ai tricoté sa couverture en Coast et j’avais acheté une pelote de noble « Cider », un beau marron profond et lumineux : il était temps de l’utiliser, non ? J’ai donc associé les laines comme suit : Coast coloris « putty » ( achetée chez  mon amie Bobine et Madelaine) à la titicaca « Silver grey », la Tides « Nightshade » avec la titicaca « carbon blue » (achetée initialement pour faire le pull lilas qui finalement était devenu gris ‘^^) et la noble « Cider » avec la titicaca « the crown » ( achetée à l’arrivée de la gamme) : je n’ai donc eu à acheté que une pelote de « silver Grey » plus une pelote de « Tides » parce que je ne sais pas lire les étiquettes ‘^^ 

Les épaisseurs des fils sont sensiblement les mêmes mais la coast est plus fine que ses copines et la « Tides » plus lourde et plus épaisse une fois bloquées. Mais la différence est assez minime et ne pose pas soucis dans l’ensemble, sur ce type de projet. D’ailleurs j’aime mixer les bases dans les projets, je trouve que ça apporte un peu de texture supplémentaires ( attention dans la mesure où l’échantillon est le même, hein !) : ici on a donc : du coton, du lambswool, du mouton australien, de la laine vierge et de la soie ! Et dernière chose, j’ai tricoté avec des aiguilles 4 mm et j’ai utilisé : 

TITICACA : crown : 27 gr
Silver grey : 38 gr
Carbon Blue : 33 gr
TIDES : Nightshade : 55 gr (soit un peu plus d’une pelote) 
NOBLES : Cider : 36 gr
COAST : Putty : 43 gr

Le patron 

Il s’agit du « Suburban Wrap » de Joji Locatelli, une créatrice que j’adore. Le patron est composé de petites sections qui alternent différents types de points : parfait pour avancer vite ! Et chaque partie se mémorise vraiment facilement. La forme est obtenue par un jeu d’augmentations et de diminutions : on a donc une pointe de flèche à la fin de l’étole et une pointe en creux à l’autre bout. Je ne sais pas comment expliquer : je vous mets une photo ce sera plus parlant ^^

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On commence donc par une section de côtes 1/1, puis de dentelle puis de rayures en jersey.

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Ensuite, on a une section de troutrous sous fond de mousse

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Une section de point texturé unicolore et on répète cette succession de 2 sections une autre fois.

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Puis on a de nouveaux des rayures et une autre section de dentelle.

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Une mini section de troutrou et encore de la dentelle.

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Et enfin on retrouve des rayures, des troutrous sur fond de mousse puis des côtes 1/1.

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Mon échantillon est plus petit que ce qui est prévu par la fiche alors mon étole est moins large (20 mailles pour 10 cm sur les parties en jersey) mais elle reste quand même bien longue et la large me convient tout à fait puisque je voulais la porter en écharpe plus qu’en étole ^^ Il faudra me croire sur parole, la pointe touche le sol mais je n’ai pas assez de recul ‘^^

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Epic fail ? 

Ce projet n’aurait pas du tout me poser de problème, vraiment aucun : toutes les dentelles sont vraiment facile et on peut poser des marqueurs entre les répétitions de dentelle. Mais… Clairement, cette année est fatigante à bien des égards ‘^^. J’ai donc enchaîné les erreurs ;op

Par exemple sur la première section de dentelle : j’ai défait des demi-rangs je ne sais plus combien de fois ! D’ailleurs j’ai fini par laisse des erreurs ! Comme par exemple ici : je vous laisse voir où j’ai triché au rang retour ;op IMG_20201116_125009_230

Ce fut la même histoire à chacune des sections ! par au même endroit, mais j’ai laissé des petites erreurs, en trichant au rang retour ou bien deux rangs plus haut ( ne pas faire une diminution par exemple, pour retomber sur ses pattes ou bien remonter une maille en douce et donc ne pas avoir de trous ou bien tricoter 3 mailles ensemble parce que j’avais fait un jeté de trop ;op ) Sauras-tu trouver l’erreur sur la photo suivante ? 

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J’ai fini par comprendre, au bout de 2 semaines, pourquoi je n’arrêtais pas de me tromper…. Pour économiser le papier ( je ne suis pas capable de suivre un diagramme sur une tablette qui s’éteint toutes les 30 secondes), j’imprime 2 pages sur 1 seule page. Le diagramme de la dentelle prend toute une page et on a une page par côté, puisque droite et gauche, à cause de la pointe sont symétriques. J’avais donc sur la gauche de la feuille les explications de la partie droite de la pointe et sur la droite, la partie gauche des explications de la pointe : C’est pour ça que je me faisais des noeuds au cerveau ! Mais je ne m’en suis rendue compte qu’une fois que j’étais sur la fin de la dernière section de dentelle… Boulet…. 

Mais le pire, ce fut sur la  dernière section de troutrou de l’étole: j’ai refait le premier rang 3 fois. Je me suis rendue compte 4 rangs plus loin que j’avais décalé le motif. J’ai essayé de continuer quand même en trichant, je me suis trompée en comptant jusqu’à 4 ,3 fois, sur le 6 ème rang. J’ai essayé de tricher encore, c’était moche. J’ai tout défait. J’ai refait 3 fois le premier demi-rang pour au final tricher encore et j’ai fini par tricoter cette $ù£=^ de section ! Pourtant il suffit juste de compter 4 mailles… Fatiguée, je vous dit !! 

Les photos portées ? 

Je vous en ai fait 2, par principe mais ce n’est sans doute comme ça que je porterai mon étole …. 

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Mais plutôt comme ça ^^

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Je suis vraiment contente de ce projet que j’adore ! Les mélanges de laines sont chauds mais léger et j’ai un beau drapé partout, sauf pour la partie bleu foncée qui est plus épaisse : je pense que je me ferai un gilet dans ce mélange un jour ! Sans doute avec de belles torsades, je pense que ça s’y prêtera vraiment bien ! J’ai d’ailleurs une quantité pull/ gilet de coast « Navy » / titicaca « carbon blue » que je tricoterai sans doute dans l’année ! Vous l’avez compris, je suis clairement « holstgarn-addict » ;op

Couture

La jupe qui avait failli terminer à la poubelle

A l’origine 

Je rêve depuis des années d’une jupe trapèze, avec des poches, et une ceinture arrondie. Dans un monde parfait, elle serait même jaune dans un tissu un peu épais, comme par exemple celui que j’avais utilisé pour la veste « Grande ourse » de Eliott.

Dans le commerce, je ne trouve jamais mon bonheur, la faute mes « non-hanches » ‘^^. Après la réussite de ma jupe Ori, je me suis dit que je pourrais tenter un bidouillage. Je ne savais  pas dans quoi je m’embarquais lorsque j’ai décidé d’utiliser ma journée seule à la maison pour coudre ce projet ‘^^… 

Les fournitures

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Prise d’un élan de confiance pour le moins immodéré, une fois n’est pas coutume, je suis partie directement sur des tissus adorés ! Un lainage de composition plus ou moins connue (je soupçonne le bougre de contenir une certaine dose de polyester) à pois de chez mondial tissu, acheté il y a des années pour coudre un short que je n’ai jamais osé coupé ( encore un graal de couture que mes cuisses de mouches, mes « non-hanches » et mon petit bedon rendent compliqué sans une tonne d’ajustements ‘^^), une viscose découpée amoureusement dans un top promod quasi jamais porté, un reliquat de biais petit pan et de passepoil à étoiles de la droguerie snif j’en ai plus qu’un micro bout, et une fermeture métal grise trouvée à des puces de couturière, pas le top mais c’est une jupe d’hivers donc portées avec des gros collants et je n’avais que ça sous la main ‘^^

Le patron IMG_20201031_172452_984

Je suis donc partie de la jupe Ori, de l’Usine à Bulles, disponible  en téléchargement payant en PDF, ici.

Je vous ai déjà présenté ce patron (que j’adore aussi en l’état) la dernière fois. J’ai gardé tout le haut de la jupe d’origine. J’adore ses poches qui sont justes parfaites ! Je n’ai qu’un tout petit peu de cette viscose, car le top avait un dos en jersey moutarde alors je me suis dit que ça ferait des fonds de poches parfaites ! IMG_20201031_173038_779

J’ai aussi conservé la fermeture au dos. Que j’ai presque parfaitement posée pour une fois ! IMG_20201031_172923_643

Mais j’ai changé tout le bas. Sauf l’ourlet que pour une fois j’ai fait à la machine, mais mon tissu le permettait. 

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La patte de la linotte 

Commençons par ce qui a fonctionné comme sur des roulettes, voulez-vous ? Comme la première fois, j’ai ajouté du passepoil autour des poches, juste avant de commencer le montage proposé par le patron. J’adore vraiment ce genre de petits détails .Cette fois, je voulais une jupe sobre mais avec un petit twist ( déjà les poches que je suis la seule à voir me mets, par principe, en joie), la petite touche linotte. D’ailleurs, il faut que je pense à rajouter des petites étiquettes ou bout de ruban pris dans les coutures AUSSI pour mes fringues ! 

IMG_20201031_173109_098J’ai terminé la couture du biais de la taille à la main, à petits points invisibles et j’ai fait une surpiques à 0,5 cm du bord, pour rappeler les surpiqures de l’empiècement à la taille. IMG_20201031_173005_987

La première modification majeure que j’ai faite à cette jupe, est le choix du tissu. Ma première est désormais trop grande, puisque j’ai enfin perdu ces derniers fichus kilos qui s’accrochaient depuis la naissance de Eliott ( qui a eu 4 ans en Juin… quand j’y pense, je trouve ce temps très symbolique : C’est vers les 2 ans de l’enfant le plus jeune que je retombais enceinte et les 18 mois de l’enfant suivant que je commençais à perdre vraiment les kg en trop de la grossesse… Le compte est bon. Mon corps a pigé qu’il n’y aurait pas de numéro 5 ‘^^. Fin de la parenthèse « jeracontemavie.com »)

Je disais donc, j’ai changé le tissu : normalement il faut un tissu lourd et extensible. Mon lainage n’est pas vraiment extensible…. Voire pas du tout. Comme ma première jupe ori est trop grande, je me suis dit : « ma fille, tu n’as qu’à prendre ce tissu pas adapté et garder la première taille que tu as décalqué. La non-élasticité de ton tissu va compenser. Et tu auras ta jupe parfaite ». Je ne voulais pas garder les plis du bas qui donnent la forme boule de cette jolie jupe, je voulais une jupe trapèze, donc je n’avais pas besoin qu’elle s’ajuste naturellement quand je marche. Je ne sais pas si je suis claire ‘^^. Mon choix de tissu n’est pas du tout un fail, la partie ceinture tombe parfaitement une fois portée. Par contre, le reste…

Epic fail ?

Ce n’est pas un fail, mais ce fut particulièrement épique ‘^^

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Première erreur : oublier les « non-hanches ». J’avais dû reprendre ma première ori, pas mal de fois déjà ( pas à cause du patron, hein, parce que lorsqu’on fait un déni d’ajustement sur le pâton de base, on a toujours de mauvaises surprises ‘^^. J’ai fait un déni. Enfin, pas tout à fait. Je savais que je devrais recouper. Mais je ne savais pas à quel point ‘^^. J’ai repris la couture à l’arrache plusieurs fois, recoupé, repris… Bref. Carnage ! Bien évidemment, j’ai recoupé sans prendre les mesures, hein, pour être sûre que je devrais tout reprendre de zéro s’il y a une prochaine fois !

Deuxième erreur : ne pas se faire confiance. Les côtés du bas de la jupe sont légèrement arrondis. Avant de couper mon tissu, je me suis dit que je devais redessiner le bas. J’ai donc continué tout droit quand j’ai coupé mon tissu. Au premier essayage, c’était désastreux, parce qu’il fallait reprendre les hanches. Je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête, je me suis dit que c’était moche parce que j’avais touché le bas. Alors j’ai recoupé selon la forme du patron. Cherchez pas. C’était complètement con ! Je comprends toujours pas ‘^^

Troisième erreur : se dire que une mini ça serait sympa aussi. Avant de reprendre les hanches, et puisque le bas était ultra moche, je me suis dit que je pouvais toujours couper tout droit au dessus de la partie arrondie. A moins de faire 1m 40, ça fait court, vraiment court ! Là j’ai cru que j’avais tout gâché….

Quatrième erreur : coudre un autre projet en parallèle. J’ai voulu coudre un panier à encours avec de la corde de coton, dans les chutes de cette jupe. J’ai donc coupé un pochon en parallèle, en me disant que j’allais coudre les deux en même temps. J’ai donc commencé à coudre la corde juste avant de recouper le bas de ma jupe. Sauf que la tension de ma machine se règle automatiquement et qu’elle n’a pas du tout aimé passer de ce tissu à la corde. Impossible de coudre la corde. Je suis revenue à ma jupe. Impossible de coudre le lainage. J’avais un tas de noeuds immondes sur le dessous ! J’ai passé une heure à démonter pour comprendre ce qui se passait. Côté positif, après avoir perdu 15 minutes à retrouver le mini tournevis, j’ai dépoussiéré l’intérieur de ma machine et elle en avait grandement besoin ‘^^ Tout est rentré dans l’ordre après 2 minutes de coutures de ligne droite sur des chutes de lainages ‘^^

Une fois remise de mes émotions, j’ai découpé le bas de ma jupe fail, j’ai pleuré, je me suis énervée. Et j’ai dessiné 3 bandes rapportées ( 2 fois le devant, heureusement j’ai vérifié le premier sur la jupe massacrée avant de couper mon tissu, et un demi dos. J’ai tout assemblé et OH MIRACLE, le bas coïncidait parfaitement. Par contre les hanches, toujours pas. La jupe ne rendait rien, car elle était trop grande. Mais ça je ne l’ai pas compris tout de suite !

Cinquième erreur : Essayer de terminer un projet quand la nuit est tombée, qu’il ne tombe pas bien, qu’on est énervée et qu’on a envie de le jeter. Je me suis dit  » foutue pour foutue, je termine vite fait et je la donne ». J’ai donc fait les surpiqures au dessus et en dessous de la pièce rapportée n’importe comment, toutes tordues, irrégulières, un carnage! J’ai fait l’ourlet à l’arrache, les coutures n’étaient pas droites, massacre ! Je suis descendue me faire une infusion, il restait 20 minutes avant que la tribu ne revienne. Sur une intuition subite, j’ai repris à l’arrache les côtés, une ultime fois et… MIRACLE 2 : elle tombait parfaitement ! J’ai évidemment maudit mes finitions déguelasses, quel gâchis ‘^^. J’ai donc passé ma soirée à tout défaire et j’ai refait un ourlet proprement à la machine. J’en ai chié mais ça valait le coup !

Les photos portées

Même la séance photo fut épique : un peu tard, la lumière qui tombe pile sur la jupe et donc qui rend la photo surexposé sur une zone… On pourra dire que j’aurais lutté ! Heureusement, le zhomme armé d’un drap deux places est venu à la rescousse ‘^^

IMG_20201031_173458_506Si je vous dis que j’aime bien cette découpe non désirée, vous me croyez ‘^^

J’adore ses poches, moi qui ne sais jamais quoi faire de ses mains, comme ça se voit sur la photo précédente ;op

IMG_20201031_173232_524Et enfin la photo traditionnelle de dos ( dans la précipitation je n’ai pas fait de photo de côté potable, il fallait lutter avec l’avancée inexorable du soleil qui allait dépasser le drap….)

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Et pour les petites curieuses, mon top est un de mes premiers « grainfield » dont je vous rabats les oreilles depuis un moment, en tissu mini labo, cousue après la naissance de Robin, ici de traviole, et qui n’est presque plus pas trop juste ‘^^

Alors cette petite jupe, vous en pensez quoi ? J’ai eu raison de m’acharner ? ();o)

Ps : au fait, vous savez quoi ? je me serais sans doute moins pris la tête en cousant directement une 1001 perles de Ivanne S. ‘^^ 

Tricot

Test pour Quiet Hours : le pull Lilas

A l’origine

Lorsque j’ai vu passer son appel au test, je me suis jetée dessus ! C’est exactement le genre de pull doudou que je voulais me tricoter cet hivers ! Mou, doux, texturé … un vrai bonheur ! Vous savez les pull dans lesquelles on s’emitouffle parce que ça caille, ou parce qu’on a la crève. Le pull pour cocoonner de week-end ou pendant les vacances…. bref, un pull doudou, quoi ! D’ailleurs, j’ai repéré il y a un moment son pull « Iggy » qui me fait aussi vraiment envie !

Sandrine a tout de suite accepté et je me suis jeté sur mon stash pour trouver le combo parfait. J’ai fait un premier essai dans un mélange qui me fait rêver depuis (coast et Titicaca de Host Garn) mais je n’étais trop loin de l’échantillon préconisé ( mon prochain gilet sera tricoté dans ce mélange, je trépigne !!! ) pour ça. Alors j’ai commandé de la supersoft pour allez avec ma Titicaca mais le mélange n’était pas assez doudou ( par contre, je le garde sous le coude pour une prochaine fois !). Et je suis finalement partie en vacances avec mon combo définitif en me disant que je tricoterai cette merveille de pull dès que j’aurais terminé mon test pour Audrey.

J’ai monté mes mailles au retour mais j’ai dû faire une pause mi-aout car mes mains me faisaient trop mal pour tricoter avec des aiguilles 4,5mm … ce qui est plutôt ballot puisque j’avais en tout 4 projets qui utilisaient cette taille d’aiguilles. J’ai don dû le mettre en pause et j’en ai profité pour terminer plusieurs projets avec des petites aiguilles, que j’ai déjà publié (les cho7 de ma maman, les cho7 rayées et le châle du Kal Mystère de Mar.gue.née). Dans 15 jours avant la rentrée, je m’y suis remise et j’ai tricoté uniquement ce pull pour ne pas être en retard pour la fin du test….

Les fournitures

Après moult essais ( qui m’ont permis de planifier mes futurs projets) j’ai donc jeté mon dévolu sur un mélange de « Nord » de drops coloris « gris clair mix » et de la coast de Holst Garn, coloris « lead ». J’avais les deux dans mon stash depuis un bail , mais je n’en avais pas assez. J’ai donc recommandé ce qui me manquaient ( 3 pelotes de « Nord  » et 2 pelotes de « coast »). Le mélange est doux, plutôt souple en aiguille 4,5 mais j’ai eu un peu peur une fois la séparation des manches effectués que mon pull ne soit trop lourd, le mélange utilisé pour la version de Sandrine étant plus léger. Je pense que mon pull s’est pas mal allongé au blocage mais il va sans doute se rétracter et finalement, il n’est pas si lourd que ça. Je penser que c’est un bon mélange pour se tricoter une veste par exemple. Je me pencherai sur la question sans doute plus tard…

Le patron

Il s’agit donc du pull « Lilas » disponible sous forme de fiche payante sur Ravelry en français et en anglais. Les explications sont très clairs et la construction très classique permet à mon avis à une débutante qui aurait tricoté déjà un pull en raglan, et qui voudrait se frotter à un bon gros pull doudou texturé. Le patron est prévu avec pas mal d’aisance pour un côté oversized … mais portable !

Il se tricoter de haut vers le bas, en commençant par une bande de côtes 1/1. On tricote ensuite quelques rangs raccourcis pour relever le dos et creuser un peu l’encolure. Cela demande une peu de concentration pour se retrouver dans le point mais si vous savez différencier une maille envers d’une maille endroit, il n’y a aucune raison que ce soit insurmontable !

Les manches sont mis en attente, puis on tricote le corps qu’on termine par une bande de côtes de 8 cm.

Ensuite on reprend les manches et on les termine par une bande de côtes identiques.

Tout le charme de ce pull réside dans le choix des côtes brisées qui resserrent beaucoup moins le tricot que des côtes classiques. Alors oui, il faut compter ses mailles (mais on passe vite en mode automatique) mais seulement un rang sur deux! Le second rang comporte uniquement des mailles endroits ! C’est donc une bonne texture sur l’échelle de la Linotte : on ne s’ennuie pas, mais on ne compte pas tout le temps ! J’aime particulièrement le rendu au niveau du raglan !

La patte de la linotte

Une seule chose : j’ai monté mes mailles avec mon « cable cast on » chéri au lieu du montage tubulaire par flemme. Ma manière de le tricoter le rend très élastique et donc je n’ai pas de soucis pour passer la tête mais de toute façon, l’encolure est très dégagée ! Et c’est TOUT ! Et oui ! Sandrine a écrit le pull de mes rêves, pourquoi changer une maille ?

Epic fail ?

Je trouve ma version un peu longue par rapport à ce que j’aime. J’aurais dû anticiper davantage le fait que le pull allait se détendre. Mon choix de fil correspond sur le papier à ce qui est recommandé mais il rend différemment puisque, mine de rien, la « nord » est relativement lourde pour de la fingering. Normalement, le patron demande un fil de mohair et j’ai remplacé cela par l’alpaga présent dans la nord mais forcément, le rendu est différent. Ceci dit je l’aime vraiment beaucoup donc ça ne me gêne pas. Et mon pull va sans doute aussi se rétracter un peux dans les prochaines semaines. (Bon par contre, il a mis 3 jours à sécher mais ça… C’est à cause de mon mélange ‘^^)

Les photos portées

J’ai donc pris mes photos, sur la terrasse… par …. 30 degrés. J’ai bien fait rire mes voisins, tiens ! Je compte porter ce pull avec mes Jeans ou des robes avec des gros collants .Vous m’excuserez de ne pas avoir fait de photo avec les gros collants, hein ;op

Voici ce qu’il donne de dos : il est large mais je trouve qu’il reste très flatteur. Je pourrais même avoir un peu plus d’aisance je pense… mais il faudrait vraiment que je le raccourcisse de 3 cm (je vous rappelle que je remonte systématiquement les tailles marquées de 2 à 3 cm en couture : il faudrait que je pense à faire systématquement de même avec mes tricots, au bout d’un moment ‘^^

Je vous ai fait aussi quelques gros plans, pour mieux vous montrer la manière dont il tombe : en premier l’encolure: dégagée mais juste ce qu’il faut. J’ai déjà le col parfait pour porter avec ce pull (un col à pois tricoté en Holst Garn aussi). Notes pour plus tard : le retrouver et faire une joli photo à l’occasion…

Les manches sont bien longes comme j’aime : je préfère avoir la base des doigts recouverte ;op Je peux aussi rouler la bande de côtes si je le souhaite.

Et le bas du pull, tout mou comme j’aime mais qui se tient. J’ai un peu souffert sur la fin des côtes mais j’ai vraiment beaucoup tricoté sur une courte période pour qu’il soit terminé avant le tourbillon de la rentrée. Dans un autre cadre, je l’aurais laissé posé un moment avant de faire les côtes et ce serait passé tout seul !

Allez, un derrière pour finir, parce que ce joli pull doudou le vaut bien, non ?